Une mise en garde. Alors que le Premier ministre François Bayrou doit présenter les grandes lignes du budget 2026 d’ici au 14 juillet, «le compte n’y est pas», selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, dans un entretien accordé au JDD. Elle appelle ainsi à des mesures de réduction des dépenses et veut «revoir la tendance» de la hausse du nombre de fonctionnaires, notamment en prônant «une réorganisation massive de l'État, pour plus d'efficacité et plus de lisibilité». Le gouvernement doit, en effet, mettre la main sur 40 milliards d’euros pour réaliser des économies.

Amélie de Montchalin a affirmé qu’elle allait prochainement recevoir chaque ministre afin de préparer le prochain budget. «L'objectif est que les propositions qu'ils me feront à ce moment-là soient sincères, responsables, crédibles et tout simplement à la hauteur de l’enjeu», déclare la membre du gouvernement, qui rappelle «que les ministères devront dépenser moins l'année prochaine que cette année».

Revoir les besoins de recrutement

La ministre des Comptes publics s’apprête à effectuer, avec Éric Lombard, des propositions à François Bayrou. Pour cette échéance, «il faudra bien que le compte y soit», martèle-t-elle, assurant que «nous sommes au bout d'un système». «Nous allons demander, ministère par ministère, à revoir les besoins de recrutement d'une part et les revalorisations salariales d'autre part», énonce la ministre.

Par ailleurs, Amélie de Montchalin a confirmé la fusion ou la suppression d'un tiers des agences et opérateurs de l’Etat, et le fait que les contributions exceptionnelles de 2025 (celle des ménages les plus riches et la surtaxe d'impôt sur les sociétés) le resteront. Elle a de nouveau évoqué la volonté de l’exécutif d'avoir «moins de niches [fiscales] et des impôts moins élevés pour tout le monde».