
Alors qu’un Conseil des ministres se tient ce lundi 19 janvier, le gouvernement doit trancher sur la procédure à adopter pour faire passer le budget 2026, entre recours à l’article 49.3 ou adoption par ordonnance. Ce matin, sur BFMTV, Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, est revenue sur la question cruciale du déficit public et les efforts prévus pour le maîtriser. Interrogée sur la manière de maintenir le déficit public en dessous de 5%, la ministre a rappelé les deux priorités du gouvernement.
«Il y a deux choses que je veux vraiment vous garantir : d’abord, il y aura moins de prélèvements obligatoires en 2026 qu’en 2019», a-t-elle déclaré. Selon elle, 2019 reste un repère important, «la dernière année où on avait un déficit sous 3%» et la dernière «avant les grandes crises du Covid, de l’Ukraine et de l’inflation». La deuxième priorité concerne la maîtrise des dépenses publiques. «Oui, il y a plein d’économies dans ce budget. Et je voulais même en faire davantage», a-t-elle ajouté.
Une feuille de route de 70 mesures
Amélie de Montchalin a également souligné que l’année 2025 avait été marquée par «le plus grand effort de réduction de dépenses de fonctionnement de l’Etat», permettant «aux collectivités et aux dépenses sociales de continuer à augmenter». Pour 2026, elle a confirmé que le gouvernement maintenait un plafond de déficit à 5% : «On avait dit 5% maximum, on est à 5%», a-t-elle insisté.
Pour atteindre cet objectif, le budget prévoit «une feuille de route» de «70 mesures de rationalisation, fusions et suppressions» d’agences et d’opérateurs, ainsi que des réductions «des dépenses de communication et des commandes publiques», a-t-elle précisé.


















