
Le casse-tête du budget pourrait bientôt prendre fin. Sébastien Lecornu a pris la parole sur le perron de Matignon, vendredi 16 janvier, et a fait des annonces allant dans le sens des socialistes. Ceux-ci ont d’ailleurs fait part de leur volonté de ne pas voter de censure si les recettes pour financer les dépenses annoncées ne se faisaient pas «sur le dos des Français». Mais il va bien falloir trouver de l’argent pour financer ces projets tout en restant à un déficit de 5% du PIB.
Sur ce point, Amélie de Montchalin a assuré au journal Ouest-France que «nous serons bien à 5% en 2026», contre 5,4% en 2025. «L'effort reposera de manière égale sur des baisses de dépenses et sur des hausses de recettes (...) sans jamais» porter sur les ménages, poursuit la ministre des Comptes publics. Elle promet également qu’il n’y aura pas de «bricolage fiscal» ou de «nouvelles taxes inventées». «En 2025, les 400 plus grandes entreprises de France ont contribué très fortement au financement de la Nation, cet effort sera maintenu en 2026», sans les ETI (entreprises de taille intermédiaire), précise-t-elle. Les collectivités devraient aussi être mises à contribution à hauteur de «2 à 2,5 milliards d’Euros net».
Un passage en force à l’Assemblée
Ce qui est sûr, c’est que le gouvernement devrait tenter un passage en force de son budget à l’Assemblée : «Nous n'avons plus le choix. Par leurs votes successifs, les extrêmes ont rendu le texte du budget principal volontairement incohérent et invotable. C'est une forme d'alliance de sabotage contre laquelle il nous faut trouver un accord politique, transpartisan, dans l'intérêt du pays», dénonce la ministre. Reste encore à savoir si Sébastien Lecornu optera plutôt pour un 49.3 ou un passage par ordonnances, et s’il survivra aux motions de censure qui suivront.


















