
Le retard du budget inquiète le ministre de l’Éducation nationale. 88 000 étudiants en troisième année de licence se sont inscrits au concours d’enseignement cette année, mais la réforme risque de ne pas être mise en place à temps. «Je suis dans une situation un peu embêtante», reconnaît Édouard Geffray auprès de BFMTV. «J'ai un nouveau concours cette année en L3, pour lequel j'ai 88.000 étudiants, inscrits actuellement et je ne suis pas certain de pouvoir l’organiser», ajoute-t-il.
L’examen doit commencer au début du mois de mars, mais certains craignent que le budget soit adopté trop tard. Sans budget, le ministère de l’Éducation nationale n’aura pas le droit d’organiser le concours. Pourtant «les salles sont réservées, les sujets sont prêts, les surveillants sont recrutés». Ce concours permettrait à ces étudiants de pouvoir décrocher une alternance l’année suivante, avec une rémunération de 1 400 euros la première année et de 1 800 euros la deuxième. Une manière de sortir des étudiants de la précarité tout en faisant réduire la pression sur le personnel enseignant.
Une lueur d’espoir depuis vendredi ?
Cette crainte a pu être en partie apaisée par l’allocution de Sébastien Lecornu, vendredi 16 janvier, sur le perron de Matignon. Celle-ci faisait part belle à la jeunesse. Mais voilà, le Premier ministre pourrait finalement faire passer son budget sans vote au Parlement, avec un 49.3 ou un passage par ordonnances. Deux possibilités qui lui vaudraient plusieurs motions de censure, de la part du RN et de LFI notamment.
Si ces motions n’étaient pas adoptées, le budget serait donc adopté dans les prochaines semaines, voire dans les prochains jours. Sinon, cette tentative de passage en force ferait tomber le gouvernement, qui devrait être reformé et qui devrait présenter un nouveau budget. Ce scénario rendrait l’adoption du budget avant mars très difficile.


















