
Le baccalauréat 2026 ne sera plus le même qu’auparavant. Dans une interview accordée à Brut, la ministre de l’Éducation Élisabeth Borne a abordé les nouveautés qui seront dans la prochaine édition du baccalauréat. La mesure phare : la note minimum pour accéder aux épreuves de rattrapage sera rehaussée. Précédemment, les élèves qui avaient moins de 8 sur 20 de moyenne pouvaient éventuellement se voir octroyer des «points jury» pour pouvoir accéder aux épreuves de rattrapage. À partir de septembre, ce ne sera plus le cas. «Il n’y aura plus de points jury pour passer au rattrapage», a insisté la ministre.
La pratique des points jury sera toujours possible mais elle sera limitée. Les élèves ne pourront voir leur moyenne augmenter grâce aux points jury que d’un demi-point de moyenne désormais, et pas en dessous de la note de 8 sur 20. La ministre de l’Éducation est bien consciente de l’impopularité de cette mesure. Mais elle l’affirme, «il est important que chacun soit convaincu que quand on a son bac, ça veut dire qu’on maîtrise toutes les connaissances, les compétences qu’on doit acquérir tout au long de sa scolarité».
Un signal envoyé aux élèves et aux familles
Selon Élisabeth Borne, ces annonces sont aussi faites pour contrer la tendance d’accuser le baccalauréat de ne plus avoir de valeur. Raison pour laquelle la pratique des rattrapages et des points jury est désormais plus strictement encadrée. Ainsi, la ministre veut réaffirmer l’importance de l’examen dans le parcours scolaire et les acquis qu’il valide, au lieu de le transformer en une formalité.
Concrètement, la mesure devrait donc diminuer le nombre de candidats qui passent au rattrapage de justesse. Il semble qu’avec cette initiative, le gouvernement veut envoyer le message suivant aux élèves et aux familles : le bac est toujours exigeant.
















