
C’est la première chose à laquelle on pense avant de postuler à un emploi : soigner son curriculum vitae (CV). Il doit être clair, bien structuré, lisible de différentes façons et attirer l’attention. Vos compétences doivent également être mises en avant pour que vous ayez les meilleures chances de vous démarquer. Attention également à mettre une photo à votre avantage. Certains candidats optent également pour un CV original afin de sortir du lot. Mais toutes ces précautions sont-elles encore nécessaires aujourd’hui ? Il se pourrait bien que non dans certains secteurs.
Car le CV n’aurait plus vraiment la cote dans le monde de l’entreprise. Avec les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle ou la modernisation des évaluations de compétences, ce petit document censé mettre en avant vos qualités et compétences serait de plus en plus désuet, relaye Presse-Citron. Le rapport de TestGorilla, «The State of Skills-Based Hiring 2023», réalisé il y a deux ans, met en exergue un phénomène : près de trois quarts des sociétés interrogées préfèrent se baser sur les évaluations de compétences réalisées au cours d’un recrutement pour faire leur choix.
Moins d’erreurs et des coûts en baisse
Le CV n’a pas disparu dans ces processus, loin de là, mais il ne serait plus l’élément principal utilisé pour le recrutement final. Selon les données de Fortune, les sociétés interrogées sont même très contentes de ce changement de paradigme puisqu’elles auraient réduit de près de 90% leurs erreurs de casting. Selon elles, les bilans de compétence sont même plus efficaces pour 92% d’entre elles. Dans le même temps, ces entreprises évoquent un gain de temps non négligeable (82% de temps en moins pour trouver quelqu’un). Sans oublier le coût : la baisse mise en avant est évaluée à 74%.
Mais qu’en est-il des candidats à un poste ? La méthode semble plaire également, d’abord parce que l’évaluation des compétences réduirait le nombre de discriminations, et surtout, elle permettrait de mettre en exergue les réelles compétences d’un candidat. Une tendance que semble acquiescer l’ancien PDG de Cisco interrogé par Fortune, pour qui la pratique est bien plus intéressante que la théorie : «L’attitude et les aptitudes sont plus importantes que les diplômes ou les qualifications», lâche-t-il.
La pratique plutôt que les diplômes
Il fait le comparatif avec les diplômes obtenus en université, certes reconnus, mais qui ne mènent pas toujours à un recrutement : «Est-ce vraiment mieux qu’une expérience pratique, en découvrant différents services de l’entreprise et en se confrontant à la réalité du terrain plutôt qu’à la théorie ?», questionne-t-il. Evidemment, la fin du CV n’est pas encore actée. Ce document pourrait disparaître en premier lieu dans certains domaines, comme la tech. Mais dans d’autres, il pourrait perdurer encore quelques années.



















