Après dix jours de grève des médecins libéraux, la ministre de la Santé a fait un pas vers la profession. En effet, sur France Intert vendredi 16 janvier, Stéphanie Rist a annoncé qu’elle allait proposer un amendement de suppression au projet de loi contre les fraudes, qui prévoit de contraindre certains praticiens à réduire leurs prescriptions d’arrêts maladie par rapport à leurs confrères et consœurs en situation comparable. Une mesure qui semble satisfaire les syndicats qui ont annoncé suspendre leur mouvement de grève à l'issue de la réunion de l’intersyndicale, dès ce samedi 17 janvier.

De plus, la ministre de la Santé s’est engagée à «proposer une suppression des mesures permettant une baisse unilatérale des tarifs» par le gouvernement sur demande de l'Assurance maladie. Ces dispositions votées dans le budget de la Sécurité sociale 2026 seront abrogées par «le prochain vecteur législatif qui le permettra».

Une reprise du mouvement n’est pas exclue en cas de promesses non tenues

Néanmoins, ils affirment, auprès de Franceinfo, «rester vigilants». «On sera très vigilants à ce que les promesses faites soient mises en application», explique Agnès Giannotti, présidente de MG France, le premier syndicat de médecins généralistes, auprès de Franceinfo. Cette dernière n’exclut pas une reprise du mouvement dans le cas où les promesses gouvernementales n’étaient finalement pas tenues.

En effet, selon le docteur Franck Devulder, président du syndicat CSMF à l’AFP, les syndicats de médecins libéraux pourraient relancer la grève, notamment en cas d’adoption par le Parlement de l’une des deux propositions de loi visant à réguler l’installation des médecins, qu’il s’agisse du texte porté par le député Guillaume Garot, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, ou de celui du sénateur Philippe Mouillé, voté par le Sénat.