
En Espagne, le phénomène des occupations illégales de logements prend de l’ampleur et génère des situations ubuesques. À Santa Barbara, dans la province de Tarragone, Marcel·lí Balcells a dû quitter son appartement après que l’ensemble de son immeuble a été envahi par des squatteurs. Malgré les démarches entreprises par la société propriétaire, la justice tarde à trancher, laissant la situation dans une impasse, rapporte L'Internaute le 15 janvier confirmant ainsi une information de La Vanguardia.
Tout commence en 2008, lorsque Marcel·lí achète un appartement dans un immeuble de 16 logements. Pendant 13 ans, il en est le seul occupant, jusqu’à ce que la Sareb, une entité publique gérant les actifs immobiliers à risque, rachète le reste du bâtiment. À partir de ce moment, les problèmes surgissent. Alors que la Sareb engage des travaux pour remettre les appartements sur le marché, les logements inoccupés commencent à être squattés. En quelques mois, ils sont tous occupés illégalement, avec des branchements sauvages aux réseaux d’eau et d’électricité.
Forcé de partir
Pour mettre fin à cette situation, Marcel·lí Balcells et la mairie locale décident de couper les ressources de l’immeuble. Mais cela signifie également que Marcel·lí, l’unique propriétaire légitime encore présent, se retrouve sans eau ni électricité. Contraint de quitter son appartement, il part vivre chez sa mère âgée en 2023, après avoir sécurisé son logement.
Marcel·lí a déposé six plaintes, mais la situation reste complexe. La Sareb a entrepris des démarches pour régulariser certains squatteurs, notamment des familles précaires, avec des contrats de loyers sociaux. Cependant, seules quatre régularisations ont été effectuées à ce jour, et la majorité des appartements restent occupés illégalement. Les squatteurs utilisent désormais des panneaux photovoltaïques portables pour alimenter leurs logements en électricité.



















