
Sommaire
- Quels sont les équipements de chauffage à vérifier ?
- Pourquoi faire l'entretien et la révision de sa chaudière (gaz, fioul, etc.) ?
- Est-ce que le ramonage et l’entretien d’une chaudière à gaz sont obligatoires ?
- Qu’en est-il de l’entretien des chaudières électriques ?
- Qui doit payer l’entretien de la chaudière : locataire ou propriétaire ?
- Qui doit faire l’entretien de la chaudière ?
- À quelle fréquence faut-il faire l’entretien de la chaudière ?
- Quel entretien est nécessaire pour une chaudière ?
- Quel est le prix moyen de l’entretien d’une chaudière ?
- L’attestation d’entretien de la chaudière est-elle obligatoire lors d’une vente ?
Quels sont les équipements de chauffage à vérifier ?
Radiateurs, chaudières et pompes à chaleur
Lorsque l’on a un doute sur le bon fonctionnement du chauffage, il faut penser à vérifier le bon état des équipements suivants :
- Radiateurs : fuites éventuelles, points froids ou bruits inhabituels, purge, nettoyage pour éviter que la poussière ne réduise la diffusion de chaleur, robinets thermostatiques (blocage fréquent), équilibrage hydraulique du réseau dans les logements anciens…
- Chaudières (fioul, gaz, bois, charbon, multi-combustibles) : vérification annuelle obligatoire pour les chaudières entre 4 et 400 kW, points de contrôle, nettoyage, mesure du monoxyde de carbone (CO) et information sur l’amélioration énergétique.
- Pompes à chaleur : contrôle technique, entretien spécifique (filtres et niveau de fluide frigorigène), inspection des réglages.
Importance de l’isolation
Une fois que l’on est certain que tout fonctionne bien, il faut veiller à la bonne isolation du logement. En effet, même un système de chauffage performant ne pourra compenser des pertes de chaleur dues à une mauvaise isolation.
- Fenêtres et portes : vérifiez les joints d’étanchéité et installez, si nécessaire, des solutions complémentaires comme des coupe-froid ou des rideaux thermiques.
- Murs et combles : une isolation insuffisante au niveau des murs extérieurs et des combles peut entraîner des pertes thermiques importantes.
- Planchers : les sols non isolés, notamment au rez-de-chaussée, peuvent être une source de déperdition.
L’audit énergétique
En cas de doute sur le fonctionnement de vos équipements ou l’état de l’isolation, il est recommandé de faire appel à un professionnel. Un audit énergétique peut aussi être une solution judicieuse pour identifier les améliorations possibles, réduire vos factures et minimiser votre empreinte carbone.
Un audit énergétique est une analyse approfondie de la performance énergétique d’un logement. Réalisé par un professionnel certifié, cet examen permet d’évaluer les pertes de chaleur, l’efficacité des équipements de chauffage, de ventilation, et d’isolation, ainsi que les comportements énergétiques des occupants.
Pourquoi faire l'entretien et la révision de sa chaudière (gaz, fioul, etc.) ?
Garantir la sécurité des occupants
L’entretien régulier d’une chaudière permet avant tout de prévenir les risques graves liés à son fonctionnement. Une chaudière à gaz mal entretenue peut produire du monoxyde de carbone, un gaz incolore et inodore extrêmement dangereux. Le contrôle annuel permet de détecter les anomalies, de vérifier la combustion et d’assurer une évacuation correcte.
Assurer le bon fonctionnement de l’équipement
Une chaudière entretenue fonctionne de manière plus stable et fiable. Le professionnel vérifie les réglages, nettoie les composants essentiels et repère les pièces usées avant qu’elles ne provoquent une panne. Cela limite les arrêts imprévus, notamment en période hivernale, lorsque le chauffage est indispensable.
Réduire la consommation d’énergie
Une chaudière encrassée consomme davantage pour produire la même quantité de chaleur. L’entretien améliore le rendement énergétique de l’appareil, ce qui permet de réduire la consommation d'énergie et de combustible (gaz, fioul, bois) et donc les factures. C’est un levier simple pour maîtriser ses dépenses énergétiques.
Prolonger la durée de vie de la chaudière
Un entretien régulier contribue à allonger la durée de vie de l’équipement. En limitant l’usure prématurée des pièces et en évitant les dysfonctionnements majeurs, il permet de retarder le remplacement de la chaudière, un investissement coûteux.
Respecter ses obligations légales
Dans la plupart des cas, l’entretien annuel de la chaudière est obligatoire. Le non-respect de cette obligation peut avoir des conséquences juridiques et pratiques, notamment en cas de litige avec un bailleur ou un assureur. L’attestation d’entretien constitue une preuve essentielle du respect de la réglementation.
Est-ce que le ramonage et l’entretien d’une chaudière à gaz sont obligatoires ?
Gaz, fioul, bois… une obligation pour tous les types d’énergie
L’entretien des chauffages au gaz, dont la chaudière, est obligatoire dès lors que sa puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts (décret n° 2009-649 du 9 juin 2009). L’obligation est valable peu important le type de chaudière, gaz, fioul ou bois. L’obligation porte sur un entretien annuel, réalisé par un professionnel qualifié, donnant lieu à une attestation.
Pour les chaudières simples, mixtes ou hybrides
Tous types d’appareils, chaudières simples, mixtes ou hybrides sont aussi concernés. Un arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières (dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts) est venu compléter le dispositif.
- Une chaudière simple est celle qui fournit du chauffage.
- Mixte, elle produit également de l’eau chaude sanitaire.
La chaudière hybride est celle qui est couplée à un autre système de chauffage.
Ramonage des conduits
Le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023, entré en vigueur le 1ᵉʳ octobre 2023, uniformise les règles de ramonage au niveau national. Il impose un ramonage périodique (au moins une fois par an, parfois deux selon les installations) des conduits d’évacuation des fumées pour tous les appareils de chauffage à combustion, y compris les chaudières à gaz.
Aucune sanction encourue en cas de non-respect de l’obligation
Bien qu’aucune amende spécifique ne soit prévue, des conséquences indirectes peuvent survenir en l’absence d’entretien. Ainsi, un bailleur peut retenir le montant de l’entretien sur le dépôt de garantie. De plus, en cas de sinistre, l’assureur peut refuser de vous indemniser si l’entretien n’a pas été effectué.
Qu’en est-il de l’entretien des chaudières électriques ?
Pas une obligation légale
Contrairement aux chaudières à combustion, l’entretien des chaudières électriques n’est pas légalement obligatoire. En effet, elles ne présentent pas de risques liés à la combustion, comme l’intoxication au monoxyde de carbone ou les dépôts de suie dans les conduits.
Mais un entretien recommandé
Bien que moins contraignantes, les chaudières électriques nécessitent un entretien pour garantir leur fonctionnement optimal. Un entretien régulier est fortement recommandé pour maintenir les performances énergétiques, éviter les pannes coûteuses, prolonger la durée de vie de l’appareil.
Maintenance d’une chaudière électrique
L’entretien peut être réalisé par un professionnel ou, parfois, par l’utilisateur (suivant les recommandations du fabricant). Un contrôle par un professionnel est recommandé une fois par an, avant la saison de chauffe. Certains points peuvent être réalisés par l’utilisateur tous les six mois ou selon les besoins.
Qui doit payer l’entretien de la chaudière : locataire ou propriétaire ?
Entretien annuel d’une chaudière en location
Le locataire est tenu de réaliser l’entretien annuel de la chaudière. Cela inclut faire appel à un professionnel et de conserver l’attestation délivrée par le technicien pendant au moins deux ans. Cette responsabilité est précisée dans le décret n° 87-712 du 26 août 1987, qui attribue au locataire la charge des réparations locatives.
Toutefois, si la chaudière est collective, l’entretien est pris en charge par le propriétaire ou le syndicat de copropriété. En cas de panne ou de remplacement de la chaudière (réparations majeures), cela relève du propriétaire.
Entretien annuel d’une chaudière pour le propriétaire
Pour un logement occupé par le propriétaire, c’est bien sûr à lui de veiller à l’entretien de sa chaudière. Pour un logement mis en location, le propriétaire doit fournir au locataire une chaudière en bon état de fonctionnement au début du bail. Le propriétaire reste responsable des réparations majeures ou du remplacement.
Qui doit faire l’entretien de la chaudière ?
Intervention du chauffagiste ou d’une entreprise spécialisée
L’entretien d’une chaudière doit être effectué par un professionnel certifié Reconnu Garant de l’Environnement (RGE), souvent un chauffagiste. Cette tâche implique :
- une vérification technique : inspection des différents composants de la chaudière pour s’assurer qu’elle fonctionne correctement ;
- un nettoyage : élimination des résidus et des dépôts susceptibles de réduire l’efficacité de l’appareil ;
- un réglage : ajustement des paramètres pour garantir une performance optimale.
Contrat d’entretien d’une chaudière
Pour simplifier la gestion et garantir un entretien régulier, il est possible de souscrire un contrat d’entretien annuel avec un chauffagiste ou une entreprise, qui se charge alors de rappeler la date de l’entretien. Certains contrats comprennent des prestations supplémentaires : interventions de dépannage, main-d’œuvre, pièces de rechange…
Attestation d’entretien
À la fin de la visite d’entretien, le professionnel délivre une attestation d’entretien. C’est une preuve que la chaudière a été vérifiée, nettoyée et réglée. L’attestation détaille les travaux effectués, l’état de l’appareil, les éventuelles recommandations, et mentionne les mesures prises pour garantir la sécurité et l’efficacité énergétique.
Ce document est essentiel en cas de contrôle ou de sinistre, notamment vis-à-vis de l’assureur. L’attestation d’entretien doit être remise par le professionnel dans un délai maximal de 15 jours après l’intervention. Elle doit ensuite être conservée par l’occupant, qu’il soit locataire ou propriétaire, pendant au moins deux ans.
À quelle fréquence faut-il faire l’entretien de la chaudière ?
La loi stipule que l’entretien d’une chaudière doit avoir lieu chaque année civile. Deux périodes sont à privilégier :
- Avant la saison de chauffe : généralement à la fin de l’été ou au début de l’automne (entre septembre et octobre), pour anticiper les périodes de grand froid.
- Durant la saison de chauffe : si l’entretien n’a pas été fait avant, il peut être réalisé au début de l’hiver. Cela permet de garantir un fonctionnement optimal pendant les mois les plus froids.
Quel entretien est nécessaire pour une chaudière ?
Différents points de contrôle
Lors de la visite d’entretien, le chauffagiste inspecte les principaux composants de la chaudière pour garantir son bon fonctionnement. Parmi les points vérifiés et nettoyés :
- Le brûleur : il est responsable de la combustion du combustible. Le chauffagiste s’assure qu’il n’est pas obstrué par des dépôts ou des résidus qui pourraient nuire à son efficacité et augmenter la consommation énergétique.
- Le corps de chauffe : il transfère la chaleur générée par la combustion au circuit d’eau ou à l’air. Un nettoyage est essentiel pour éliminer les dépôts de calcaire ou de suie, qui peuvent réduire l’efficacité thermique de l’équipement.
- La veilleuse : celle-ci doit être inspectée pour vérifier qu’elle s’allume correctement et reste stable, garantissant un démarrage sûr. Sur les chaudières récentes, la veilleuse est souvent remplacée par un système d’allumage électronique, qui fait aussi l’objet d’un contrôle.
- L’extracteur : cet élément, présent sur certains modèles, est chargé d’évacuer les fumées de combustion. Le chauffagiste s’assure qu’il fonctionne efficacement pour éviter tout refoulement des gaz dans l’habitat.
Ces vérifications permettent non seulement de prévenir les dysfonctionnements, mais aussi d’optimiser les performances de la chaudière.
Vérification de la mise en sécurité de l’appareil
La sécurité est un point majeur de l’entretien. Le chauffagiste procède à une série de tests pour s’assurer que les dispositifs de sécurité de la chaudière fonctionnent correctement :
- Il contrôle le thermostat pour s’assurer qu’il régule correctement la température et évite tout risque de surchauffe.
- Il contrôle de l’étanchéité des conduites d’eau ou de chaleur, qui doivent être bien isolées pour limiter les pertes. Le chauffagiste examine leur état et recommande des améliorations.
- Le rendement de la chaudière est mesuré pour vérifier qu’elle fonctionne à son niveau optimal. S’il est insuffisant, cela peut indiquer un problème ou une vétusté de l’appareil.
- Il évalue si la chaudière est bien dimensionnée par rapport au foyer. Une chaudière surdimensionnée ou sous-dimensionnée joue sur le confort thermique.
Sont aussi vérifiés la soupape de sécurité (pression), le vase d’expansion, indispensable pour éviter les surpressions, le contrôle de la pression du circuit de chauffage.
Contrôle du rejet de monoxyde de carbone
Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz incolore et inodore, mais extrêmement dangereux. Lors de l’entretien, le professionnel mesure le taux de CO dans l’air ambiant pour détecter une fuite ou un dysfonctionnement :
- Le chauffagiste utilise des instruments spécifiques pour contrôler les gaz rejetés par la chaudière et vérifier qu’ils respectent les normes environnementales en vigueur.
- Il s’assure que le conduit d’évacuation est en bon état, exempt d’obstructions, et qu’il évacue efficacement les produits en évitant toute mauvaise combustion.
- En cas de détection d’un rejet anormal de monoxyde de carbone, le professionnel peut recommander des réparations immédiates ou le remplacement de l’appareil.
Ce point de contrôle est essentiel pour garantir la sécurité des habitants du logement et éviter tout risque d’intoxication
Conseils sur l’usage de la chaudière
Après avoir terminé les vérifications techniques, le chauffagiste fournit des conseils pratiques pour améliorer l’utilisation et les performances de la chaudière :
- Il explique comment régler la température et utiliser les fonctionnalités de manière à réduire les consommations énergétiques.
- Le professionnel peut donner des astuces pour maintenir l’appareil en bon état entre deux entretiens, comme vérifier régulièrement le niveau de pression ou purger les radiateurs.
- Il peut suggérer des solutions pour optimiser le système de chauffage, telles que l’installation d’un thermostat programmable ou le remplacement de composants obsolètes.
Si l’état de l’installation est trop vétuste ou ne répond plus aux besoins énergétiques, le chauffagiste peut recommander son remplacement par un modèle plus performant et écologique.
Quel est le prix moyen de l’entretien d’une chaudière ?
Il est difficile d’estimer le coût d’une visite d’entretien d’une chaudière. En effet, celui-ci va varier en fonction des éventuelles pannes, de l’âge du matériel, de la disponibilité des pièces de rechange nécessaires, de la situation géographique…
Des prix qui varient selon le type de chaudière
Le type de chaudière est un facteur qui influence fortement le coût de l’entretien :
- Chaudière à gaz : l’entretien est relativement abordable, avec un entretien annuel souvent autour de 100 à 200 euros.
- Chaudière à fioul : l’entretien est plus coûteux, car ces systèmes nécessitent un nettoyage approfondi des brûleurs et des conduits (environ 150 à 250 euros).
- Chaudière à bois ou granulés : ces appareils demandent un entretien spécifique et un ramonage, ce qui porte le coût à 200 à 300 euros.
- Chaudière électrique : l’entretien est moins contraignant et coûte en moyenne 50 à 120 euros.
En fonction de la zone géographique
Les tarifs varient aussi en fonction de la localisation. En zone rurale, les coûts sont moins élevés qu’en zone urbaine, où les déplacements et la demande influencent les prix. Un contrat qui inclut des dépannages ou le remplacement de pièces coûte aussi logiquement plus cher.
Coût des réparations en cas de panne
Si au cours de l’entretien, un dysfonctionnement est repéré, il faudra prendre aussi en compte le coût de la réparation, qui varie en fonction de la nature du problème :
- Petites réparations (joints, soupapes, etc.) : prévoir environ 50 à 150 euros.
- Problème de brûleur ou de pompe : prévoir entre 200 et 600 euros, selon la complexité.
- Remplacement de la chaudière : si la chaudière est trop vétuste, le remplacement peut coûter entre 1 500 et 5 000 euros, selon le modèle.
L’attestation d’entretien de la chaudière est-elle obligatoire lors d’une vente ?
Non, elle n’est pas légalement obligatoire
Lors de la vente d’un logement, l’attestation d’entretien de la chaudière ne fait pas partie des diagnostics obligatoires à fournir au moment de la signature (contrairement au DPE, à l’amiante, au plomb, etc.). Le vendeur n’est donc pas tenu par la loi de la remettre à l’acheteur. Son absence ne remet pas en cause la validité de la vente.
Mais elle est fortement recommandée
Même si elle n’est pas exigée, l’attestation constitue une preuve de bon entretien de l’installation. Elle peut rassurer l’acheteur sur l’état et la sécurité de la chaudière, limiter les contestations après la vente et démontrer la bonne foi du vendeur en cas de dysfonctionnement ultérieur. Elle contribue ainsi à instaurer un climat de confiance.
Attention en cas de vice caché
Si la chaudière tombe en panne peu après la vente ou présente un défaut grave, l’absence d’attestation récente peut fragiliser la position du vendeur. À l’inverse, une attestation d’entretien à jour peut servir d’élément de défense contre une action fondée sur un vice caché. Elle permet de montrer que l’équipement était entretenu.
Cas particulier : logement loué vendu occupé
Si le logement est vendu avec un locataire en place, l’entretien courant de la chaudière relève en principe du locataire. L’attestation peut alors être demandée pour vérifier que cette obligation a bien été respectée. Elle facilite la transmission d’informations entre vendeur, acquéreur et locataire.



















