C’est une lettre minuscule qui fait une différence majuscule. Dans les documents officiels du groupe Bouygues, une galerie de portraits illustre le «gouvernement d’entreprise» du conglomérat présent dans la construction, la téléphonie et les médias. Le sourire de Marie-Luce Godinot, directrice générale adjointe innovation, développement durable et systèmes d’information, éclaire un aréopage 100% masculin. Petit détail, son patronyme est le seul à ne pas être flanqué d’un petit «a» tout juste visible à l'œil nu. Une note de bas de page lève le mystère : «a : membre du comité de direction générale.» En clair, les 11 hommes font partie du cénacle des superdirigeants de la maison. Marie-Luce Godinot, elle, en est exclue.

Avec zéro femme dans leur plus haute instance de direction, trois patrons du CAC 40 se retrouvent affublés du bonnet d’âne par l’édition 2024 de l’Observatoire Skema de la féminisation des entreprises : Olivier Roussat, le directeur général de Bouygues, donc, mais aussi Francesco Milleri (président et DG d’EssilorLuxottica, spécialiste des verres ophtalmiques) et Carlos Tavares (DG du constructeur automobile Stellantis).

Réfractaires à la féminisation

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