Vingt ans plus tard, l’histoire se répète-t-elle ? En colère contre la politique menée par le gouvernement sur l’accès aux soins, les médecins généralistes fermeront leurs cabinets médicaux deux jours cette semaine, jeudi 1er et vendredi 2 décembre. Le mouvement, initié par le collectif asyndical et apolitique Médecins pour demain, devrait être très suivi. À hauteur de 70% à l’échelle nationale, selon la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Voire 90% par endroits, promet-on du côté de la Fédération des médecins de France (FMF). Ce qui n’est pas sans rappeler la longue grève des généralistes en 2002, sur fond de négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie.

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Les docteurs laisseront donc leur patients en difficulté, malgré la triple épidémie de Covid-19, de grippe et de bronchiolite. D’autant plus que les généralistes ne seront pas les seuls à se mettre en grève début décembre. Les labos de biologie médicale tout comme les services d’urgence des hôpitaux privés tourneront aussi à vide, ou presque. “Au niveau national, 60% des services d’urgence seront en grève, 100% dans le grand Toulouse”, prévient François Escat, président du syndicat national des urgentistes de l’hospitalisation privée. “Puisqu’on veut une médecine sans médecins demain, pendant deux jours on va voir ce que ça donne”, a tonné la présidente de la Fédération des médecins de France, Corinne le Sauder, lors d’une conférence de presse réunissant plusieurs syndicats médicaux ce mardi 29 novembre.

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C’est pourtant pour “garantir une médecine de qualité et accessible à tous” que les soignants rangeront leur stéthoscope et manifesteront dans les rues. À Paris, ils se réuniront jeudi 1er décembre à partir de 14 heures devant le ministère de la Santé et de la Prévention, qu’ils accusent de ne pas les avoir écoutés. Ailleurs, des médecins se réuniront dans les centres de transfusion sanguine. “Quitte à se faire saigner, autant que ça soigne”, pourra-t-on lire sur des pancartes préparées par les membres du collectif Médecins pour demain.

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