
Un accord «indispensable». Dans un entretien accordé à nos confrères du Figaro, dont se fait l’écho Le Parisien, vendredi 25 juillet, Bernard Arnault a assuré qu’il faut que les discussions entre l’Union européenne et les États-Unis aboutissent afin de ne pas que les entreprises françaises, et plus généralement celles européennes, soient pénalisées par les droits de douane envisagés par Donald Trump à leur encontre. Il prévient : «Nous ne pouvons pas nous permettre de nous brouiller avec les États-Unis et de nous lancer dans une guerre commerciale avec le principal marché de nos entreprises.»
Selon le capitaine d’industrie, mieux vaut encore un mauvais deal qu’un «bras de fer», quand bien même l’accord en question serait «déséquilibré». Pour autant, Bernard Arnault croit encore à une fin de discussion «pragmatique, efficace et amicale». En outre, il se réjouit que les grands dirigeants européens soient «très conscients» qu’il faille parvenir prochainement à un accord avec les Américains.
Soulagement s’agissant du cognac
Par ailleurs, s’agissant du dossier chinois, le milliardaire a salué l’accord trouvé entre le pays asiatique et les principaux exportateurs de cognac. Moyennant une augmentation du prix de leur breuvage de 10%, ils ont pu éviter de se soumettre à une énorme augmentation des droits de douane. Un soulagement donc, étant donné que la Chine et les États-Unis «représentent 80 % des débouchés pour le cognac», rappelle Bernard Arnault.
Dans le même temps, son groupe LVMH a dévoilé les résultats du premier semestre de l’exercice 2025. «Nous affrontons des vents de face, avec les difficultés conjoncturelles de l’économie mondiale», explique le grand patron. En effet, le bénéfice net a chuté de 22% sur la période et se porte à 5,7 milliards d’euros. Pour autant, il se veut «très optimiste à moyen terme».


















