
La copie du budget 2026 finalement actée au Parlement après son passage en force via l'article 49.3 déplait fortement à Bernard Arnault. Le patron du numéro un mondial du luxe, LVMH, l'a fait savoir lors de la présentation des résultats annuels du groupe, mardi 27 janvier, comme le rapporte notamment le JDD. Dans son viseur : la taxation des bénéfices des grandes entreprises, qui devait être écartée de la copie finale de la loi de finances, avant d'être finalement retenue sous la pression de la gauche.
Le bénéfice net du groupe a baissé de 13% à 10,9 milliards d'euros et LVMH a terminé l'année 2025 avec un chiffre d’affaires en recul de 5 %, à 80,8 milliards d’euros. Pour Bernard Arnault, le coupable est tout désigné : l'Etat veut «taxer un maximum les entreprises et donc crée du chômage» - allant jusqu'à lancer que la France, comme d'autres Etats, «est plutôt contre les entreprises». Mais la politique fiscale du pays n'est pas seule responsable de cette situation. Bernard Arnault admet en effet que le contexte économique et géopolitique est «agité, quelquefois imprévisible», évoquant notamment les offensives douanières américaines.
LVMH va «limiter les frais et les dépenses» en 2026
En 2025, Bernard Arnault avait déjà dénoncé cette surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises avec beaucoup de véhémence, la qualifiant de «taxation du made in France» qui «pousse à la délocalisation». S'il se dit «réservé» sur les performances de LVMH dans un futur proche, le milliardaire se montre néanmoins «confiant», dit-il, misant sur la création de «beaux produits» commercialisés dans le monde entier. Sa ligne : «Limiter les frais et les dépenses», afin que la trésorerie reste positive en 2026.


















