Finalement, le tribunal de commerce de Lille Métropole statué sans grande surprise. A sa demande, le groupe roubaisien IDKIDS, maison-mère d'Okaïdi notamment, a été placé en redressement judiciaire pour la plupart de ses marques en France, a appris l'AFP auprès des syndicats et de la direction. La procédure devant le tribunal de commerce de Lille Métropole concerne ses marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, selon ces sources. Ces quatre entités emploient environ 2 000 personnes en France.

Après IKKS, Camaïeu, Kookaï, Gap France, Pimkie ou encore Comptoir des Cotonniers, c’est donc au tour de IDKIDS de connaître de grandes difficultés. Le géant du prêt-à-porter avait annoncé qu'il souhaitait le placement en redressement judiciaire de la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare Okaïdi, qui propose des vêtements pour les 3-14 ans.

Jacadi et les filiales étrangères pas (encore) concernés

La marque haut de gamme du groupe, Jacadi Paris et «les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe» ne sont, pour l’heure, pas dans l'équation du groupe concernant sa demande de redressement judiciaire. La direction d'IDKIDS a assuré que cela permettrait de «redonner du temps et de la capacité financière» au groupe, qui «doit accélérer (sa) transformation». Dans sa décision, IDKIDS évoque «un environnement économique tendu», la concurrence face «aux généralistes low cost, à la seconde main, et à la concurrence agressive de l’ultra fast-fashion».

Mais cette annonce n’a pas été bien prise du côté des syndicats. Comme on peut le lire sur CNews, Pour Farida Khelifi, déléguée syndicale CGT, ce placement en redressement judiciaire était attendu «depuis des années», en raison d'une «dette à neuf chiffres». Selon elle, cette liquidation mènera «automatiquement à des fermetures magasins» et «des postes supprimés». Aujourd’hui, le groupe IDKIDS, via ses diverses enseignes, est présent dans 70 pays, pour un chiffre d'affaires global de 800 millions d'euros et 6 000 salariés.