Marine Le Pen sort la sulfateuse. Au lendemain d’une série de mesures annoncées par Sébastien Lecornu visant à convaincre le Parti socialiste de trouver un accord pour adopter le projet de loi de finances de 2026, la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée a pointé du doigt le Premier ministre lors de sa conférence de presse à Marseille ce samedi 17 janvier. Selon elle, ce dernier «aggrave encore les dépenses» et est responsable de «l’aggravation du déficit», rapporte BFM TV.

«Par rapport au PLF qui était déjà un drame, il aggrave encore les dépenses et pas une économie», que ce soit «sur l’immigration» ou «sur l'Union européenne», explique-t-elle. Marine Le Pen n’hésite pas à qualifier la mouture actuelle du budget 2026 «d’affreusement néfaste» pour la France. La cheffe de file du RN pointe du doigt les actions du gouvernement, estimant que les ministres «font exactement l’inverse» de «ce que nous voulons». «Par respect pour nos électeurs, nous nous opposons à un budget qui nous apparaît néfaste», martèle-t-elle.

Marine Le Pen regrette les efforts consentis par le Premier ministre en faveur du PS

Marine Le Pen en veut également au Parti socialiste qui ne souhaite pas voter la censure du gouvernement. «Le PS n'apparaît plus aujourd'hui, à l'Assemblée nationale notamment, que comme la béquille rouillée et tordue de ce qu'il reste de la macronie», précise celle qui fait référence aux concessions faites par le Premier ministre dans ses annonces, vendredi 16 janvier, dans le but de donner satisfaction aux socialistes, et ainsi éviter la censure de son gouvernement. Si Sébastien Lecornu a notamment annoncé la hausse de la prime d’activité mais aussi une augmentation de 400 millions d'euros pour les bailleurs sociaux, le parti à la rose n'est pas franchement emballé mais a toutefois salué certaines avancées.