
Sommaire
- Qualité de fabrication : l'Enduro 3 est un mastodonte
- Écran : MIP contre AMOLED
- Ergonomie : deux montres difficiles à appréhender
- Fonctions santé : au coude à coude
- Fonctions sport : la Fenix 8 est encore plus polyvalente
- GPS : fiabilité à toute épreuve
- Autonomie : l'Enduro 3 est imbattable
- Rapport qualité/prix : l'Enduro 3 est plus accessible
- Verdict : quelle montre choisir ?
La Garmin Enduro 3 met l’accent sur les technologies de pointe, tout en faisant l’impasse sur des options non négligeables : écran AMOLED, haut-parleur, micro. La Fenix 8, présente dans notre guide des meilleures montres, est presque jumelle sur le papier. Elle se décline en trois tailles et intègre davantage de fonctionnalités. Si les deux modèles visent les sportifs en quête de performance, chacune affirme une personnalité propre. Nous avons analysé leur conception, écran, ergonomie, fonctions santé, fonctions sport, GPS, autonomie et rapport qualité/prix. Voici donc la meilleure option selon nous.
Qualité de fabrication : l'Enduro 3 est un mastodonte
L’Enduro 3 affiche un style d’aventurière affirmé. Sa présence s’impose d’emblée (51 mm de diamètre, 17,3 mm d’épaisseur), impossible de la rater au poignet. Cette taille unique peut paraître incongrue sur les poignets fins. Son boîtier en polymère renforcé de fibres, surmonté d’une lunette en titane, lui garantit une grande robustesse. Malgré son format, le poids reste contenu à 63 g ; elle se fait donc vite oublier. Le bracelet en nylon fourni, large de 26 mm, est remplaçable à loisir.

Du côté de la Fenix 8, trois formats sont disponibles (43, 47, 51 mm). Garmin conserve le polymère renforcé, rehaussé d’une lunette en métal ou titane selon les versions. Des bords plus fins et mieux intégrés lui donnent un aspect moderne. Sur la version 47 mm, l’épaisseur est de 13,8 mm. La Fenix 8 est donc bien plus discrète que celle de l’Enduro 3. Le renfort latéral protège efficacement le baromètre et les micros. Les boutons étanches à induction préviennent toute infiltration, même si le retour de clic manque de netteté par rapport à un bouton mécanique.

Plus fine et proposant davantage de formats, la Fenix 8 marque le premier point. Enduro 3 (0 - 1) Fenix 8
Écran : MIP contre AMOLED
L’Enduro 3 fait le choix d’un écran MIP (Memory In Pixel) transflectif de 1,4 pouce en 280 x 280 px. Sa lisibilité sous un soleil éclatant est excellente, grâce à la réflexion de la lumière ambiante. On regrette quand même une définition en deçà de celle des affichages plus modernes. Le rétroéclairage se montre toutefois indispensable à l’ombre ou en usage nocturne. Bien que le système de recharge solaire empiète sur la surface d'affichage, il se montre assez discret.

La Fenix 8 se décline en MIP Solar ou en version Amoled. C’est sur cette dernière configuration, testée par nos soins, que l’écran tire son épingle du jeu. Netteté, contraste et lisibilité, surtout en intérieur ou à l’ombre, surpassent clairement la concurrence. Les bords réduits maximisent l’affichage. La version MIP Solar demeure correcte, mais les amateurs de finesse visuelle privilégieront l’Amoled, proposé en deux diamètres (43 et 47 mm), tous deux affichant 454 x 454 px.

La Fenix 8 Amoled a une meilleure qualité d'affichage. Enduro 3 (0 - 2) Fenix 8
Ergonomie : deux montres difficiles à appréhender
Les montres Garmin n'ont jamais été très simples à utiliser, et l'Enduro 3 ne fait pas exception. Son interface, calquée sur celle des Fenix, s’avère extrêmement complète, avec des paramètres à foison. La marque a fluidifié l'expérience utilisateur en réorganisant certains sous-menus, pages et raccourcis… Ce n'est pas pour autant un appareil simple à manipuler. L’Enduro 3 a été pensée pour être indépendante du smartphone, tout comme la Fenix 8. La montagne de données, de possibilités, de réglages peut être intimidante pour les novices. Même constat pour l'application Garmin Connect, aussi bien disponible sur iOS que sur Android. Son interface a gagné en lisibilité grâce à une grosse mise à jour, mais elle mériterait encore un lifting.

La Fenix 8 est un peu plus intuitive. Garmin a réorganisé plusieurs sous-menus pour donner un accès plus rapide à la cartographie et aux paramètres fréquemment utilisés. Sur les versions équipées d’un micro et d’un haut-parleur, un assistant vocal hors ligne permet d’exécuter certaines tâches simples. Les boutons peuvent être plus silencieux, même si la sensation de clic s’en trouve un peu amoindrie.

Les deux montres sont très proches en termes d'interface, et utilisent la même application mobile. Enduro 3 (0 - 2) Fenix 8
Fonctions santé : au coude à coude
Sur ce terrain, l’Enduro 3 ne fait pas dans la demi-mesure. Elle regroupe un large panel de suivis : fréquence cardiaque, stress, oxygénation sanguine, détection de la variation de la fréquence cardiaque pour évaluer la récupération, suivi du sommeil ou encore évaluation des phases de repos. Garmin a doté sa montre du capteur Elevate Gen 5, performant et polyvalent. L’Enduro 3 dispose également d'un coach de récupération afin d’optimiser la qualité du sommeil et de planifier ses activités en conséquence.
Malgré une tendance à exagérer la durée du sommeil profond, elle se montre précise pour le suivi nocturne. Les relevés de l'Enduro 3 sont très proches de ceux de notre capteur de référence, une ceinture pectorale Polar H10. Que ce soit lors de variations importantes (fractionné/HIIT) ou plus douces (course à pied), elle s’est rarement trompée, mis à part deux ou trois suivis ratés en début d'activité.

Sur le volet santé, la Fenix 8 est aussi très complète. Elle propose un suivi en continu de la fréquence cardiaque, de la saturation en oxygène (SpO2), du stress et de la variabilité de la fréquence cardiaque pour mieux évaluer la récupération. Son capteur Elevate Gen 5, réputé pour sa précision, prend des mesures fiables. Cela même lors de variations rapides du rythme, comme en fractionné ou lors de séances plus calmes. La montre assure aussi le suivi du sommeil, avec une analyse des phases de repos et une estimation de l’énergie via la fonction Body Battery. Le coach de sommeil intégré distille des conseils pour améliorer la récupération et adapter ses efforts. Globalement, les relevés de la Fenix 8 sont très proches de ceux d’une ceinture pectorale Polar H10.

Difficile de départager les deux montres. Match nul sur cette manche. Enduro 3 (0 - 2) Fenix 8
Fonctions sport : la Fenix 8 est encore plus polyvalente
L’Enduro 3 s’apparente à une Fenix "dépouillée" de certaines options par Garmin. Elle n'est pas conçue pour la plongée, mais excelle dans la majorité des pratiques extérieures comme la course à pied, le trail, le cyclisme, le ski ou même le golf. Elle propose des modes d’analyse poussés : charge d’entraînement, estimation de la VO2max, suivi de l’allure en temps réel (PacePro), gestion des montées (ClimbPro) et conseils sur les temps de repos. Sans oublier la centaine d’activités présentes dans l’interface.
Les plus aguerris apprécieront la cartographie embarquée, les fonctions d’itinéraire, la gestion des données de performance durant les sorties à intensité variable… En dehors de la plongée, l’Enduro 3 assure un suivi très complet.

La Fenix 8 va encore plus loin. Les champs de données s’adaptent à la discipline. Certaines versions permettent d’utiliser un micro et un haut-parleur pour des échanges rapides. L’ajout d’un profondimètre officialise davantage les activités sous-marines, auparavant réservées à d’autres modèles Garmin. De plus, la montre intègre le GPS multifréquence et donne accès à Garmin Coach pour guider l’utilisateur dans ses séances. Coureurs, traileurs et amateurs de triathlon y trouvent un large choix d’activités. Pour les plus exigeants, la quantification de l’endurance et de la performance en côte offre un accompagnement encore plus précis.

Sur un plan strictement multisports, la Fenix 8 couvre plus de besoins. Enduro 3 (0 - 3) Fenix 8
GPS : fiabilité à toute épreuve
La localisation GPS de l’Enduro 3 se montre très fiable. Équipée d’une puce double fréquence, elle garde de bonnes précisions même en forêt dense. Garmin propose une cartographie interne, utilisable en pleine activité sans smartphone. Les recadrages d’itinéraires en cas de déviation sont rapides. Quelques écarts d’alignement peuvent survenir, mais ils restent très limités. Dans l’ensemble, le tracé rassure pour la course à pied et les randonnées, à condition de ne pas laisser l’écran GPS actif en permanence… Sinon la batterie fondra plus vite.

La Fenix 8 adopte aussi un GPS double fréquence multibande, tout aussi précis que celui de l’Enduro 3. Les résultats sont comparables, même si la Fenix 8 offre une cartographie plus fine sur la version Amoled, ainsi qu’un recalcul plus fluide dans certaines zones urbaines ou montagneuses. En côte ou descente, la montre propose des bascules d’affichage plus intuitives et affiche des indications sur l’énergie à mobiliser (selon les paramètres choisis), ce qui peut s’avérer décisif sur un trail exigeant.

Les deux brulent la politesse à bien des concurrentes et il n'y en a pas vraiment une meilleure que l'autre. Nouveau match nul. Enduro 3 (0 - 3) Fenix 8
Autonomie : l'Enduro 3 est imbattable
C’est le terrain de prédilection de l’Enduro 3. Elle repousse encore les limites déjà atteintes par l’Enduro 2. On parle de 320 heures en utilisation sport, en GPS seul, avec une exposition en plein soleil pendant 3 heures. Rappelons que la montre dispose d'un système de charge solaire. Son apport se révèle utile pour les très longues sorties, surtout en cas de mauvais réglages des fonctions énergivores comme la précision GPS maximale. Bref, l'autonomie varie grandement selon l’utilisation, mais elle peut atteindre jusqu'à un mois en usage standard.

La Fenix 8 se défend correctement, mais reste dans l’ombre de l’Enduro 3 sur ce plan. Surtout, son autonomie dépend du format et du type d'écran (LCD transflectif ou AMOLED). Notre modèle de test, en 47 mm avec dalle AMOLED, tient jusqu'à une quarantaine d'heures en GPS et se stabilise à deux semaines en usage standard. Un résultat très convaincant au regard du marché actuel, mais inférieur à l'Enduro 3.

L’Enduro 3 ne vole pas son nom et s’impose largement. Enduro 3 (1 - 3) Fenix 8
Rapport qualité/prix : l'Enduro 3 est plus accessible
La Fenix 8 est proposée à un tarif élevé : autour de 999,99 € pour le modèle 43 mm, 1 099,99 € pour la version 47 mm et 1 299,99 € pour la 51 mm. Selon la version, le verre saphir et la lunette en titane peuvent faire grimper la note. Ce positionnement se justifie en partie par une richesse fonctionnelle impressionnante, et par la présence d’un écran Amoled sur certaines configurations.
L’Enduro 3, de son côté, se trouve autour de 899,99 € dans son unique format de 51 mm. Sans haut-parleur, sans micro et sans écran Amoled, elle en propose un peu moins. L’autonomie prévaut, et sa construction demeure haut de gamme, mais elle est moins polyvalente que sa rivale. Elle est donc logiquement plus accessible que la Fenix 8 de taille équivalente (51 mm). Si les deux modèles vous conviennent et que les "limites" de l'Enduro 3 ne vous posent pas de problème, cette dernière dispose d'un meilleur rapport qualité prix. Enduro 3 (2 - 3) Fenix 8
Verdict : quelle montre choisir ?
Dans ce face-à-face, l’Enduro 3 s’illustre par son endurance exceptionnelle et son tempérament tout-terrain. Ceux qui partent plusieurs jours en montagne, font du trail ou ou cherchent une montre capable de tenir loin des prises électriques trouveront ici un allié solide. Sa robustesse ne fait aucun doute et l’essentiel pour l’analyse sportive reste couvert, au prix de quelques concessions : pas d’écran Amoled, de micro, de haut-parleur, d’ECG ni de fonctions de plongée avancées.
La Fenix 8 ne peut rivaliser sur l’autonomie, mais elle marque des points grâce à son éventail de fonctionnalités : plusieurs tailles disponibles, mode plongée complet, design plus raffiné, et en version Amoled, une lisibilité presque imbattable. La cartographie enrichie, l’assistant vocal et les appels Bluetooth la rendent particulièrement polyvalente au quotidien. Seul bémol : un tarif qui grimpe vite, surtout pour les grands modèles. Elle reporte cependant logiquement ce versus.
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