Un classique au Sénat, où la droite est majoritaire. Depuis maintenant plusieurs années, les sénateurs, lors de l’étude du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) introduisent une mesure relevant l’âge légal de départ à la retraite. Cette année encore, la chambre haute n’a pas dérogé à cette règle. Sauf que la résonance politique de ce vote est tout autre. Dans un contexte où Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative à l’Assemblée nationale, il risque d’avoir besoin du soutien des Républicains pour faire passer une réforme des retraites sans utiliser le 49-3. Et à y regarder de plus près, l’amendement du sénateur Les Républicains, René-Paul Savary, qui a été adopté ce samedi 12 novembre, présente plusieurs points de ressemblance avec les pistes déjà évoquées par le locataire de l’Élysée sur une future réforme des retraites.

D’abord sur la méthode. Comme ce qui a été mis en place par l'exécutif, les sénateurs proposent de commencer par une concertation. Si, aujourd'hui, le ministère du Travail a lancé trois cycles de concertations avec les partenaires sociaux autour des thèmes de l’emploi des seniors, des minimums de pension et de l’âge de départ, les sénateurs voient plus large. L’amendement de René-Paul Savary propose d'instituer une convention nationale pour l’emploi des seniors et la sauvegarde du système de retraite qui serait composée de représentants des partenaires sociaux, de l’État, des associations familiales et de retraités ainsi que d'experts du domaine.

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