
Ce n’est pas le premier scandale pour la banque australienne ANZ. Mercredi 27 août, 100 banquiers ont découvert par surprise leur licenciement via un mail envoyé par erreur, leur demandant de rendre leurs ordinateurs. L’annonce ne devait en fait être faite que la semaine prochaine, selon les informations du Financial Times, relayées par BFMTV.
Pour la présidente du syndicat australien du secteur financier, c’est une «manière dégoûtante» d’apprendre leurs licenciements pour les salariés concernés. Selon elle, cet événement résulte directement du chaos interne provoqué par le changement imposé par le nouveau PDG d’ANZ. De leur côté, les responsables d’ANZ regrettent cette erreur, et la «détresse que cette situation a pu causer».
Une banque fragilisée par les scandales
Ce couac s’ajoute à une suite de controverses qui ébranlent la banque australienne depuis plusieurs années. L’entreprise a notamment été visée par une enquête concernant une présomption de manipulation des prix lors de ventes d’obligations d’État. Une autre polémique a éclaté lorsque des banquiers ont été surpris ivres et proférant des grossièretés en revenant d’un déjeuner, dans la salle des marchés de Sydney.
Le nouveau PDG, Nuno Matos, doit présenter une refonte stratégique de la banque dans les semaines à venir. Mais cet épisode des licenciements révélés par erreur pose la question de la capacité du groupe à mener à bien une transformation de la sorte, sans causer de nouvelles tensions sociales.Il y a encore trois ans, ANZ affichait pourtant d’ambitieuses perspectives. En 2022, le groupe avait signé une acquisition majeure : le rachat de Suncorp Bank pour 4,9 milliards de dollars australiens, soit environ 3,3 milliards d’euros. Cette opération, la plus importante dans le secteur bancaire du pays depuis 2008, devait hisser ANZ au rang de troisième fournisseur de prêts hypothécaires en Australie.


















