Le budget 2026 aura-t-il un impact sur les augmentations de salaires ? Pour Amir Reza-Tofighi, patron de la CPME, si le gouvernement s’obstine à vouloir réduire les allègements de charges, les conséquences se feront sentir sur les salaires. Sur le plateau de BFM Business, le patron de la Confédération des petites et moyennes entreprises s’attriste de la défaillance de 68 296 entreprises et s’inquiète pour ce début d’année 2026 qui «va être très difficile pour les PME et aussi très difficile pour les salariés».

Amir Reza-Tofighi explique que ces près de 70 000 entreprises «peuvent être de toutes petites entreprises», mais qu’il y a aussi «de plus en plus de belles PME, de plus de 50 ou 100 salariés, qui sont en train de fermer». Une situation qu’il qualifie de «signal alarmant». De plus, selon un récent rapport de l’Insee, ce chiffre est en nette augmentation pour les entreprises de taille moyenne (+16,2 %).

Des négociations de salaires difficiles cette année

Amir Reza-Tofighi ajoute que les NAO (négociations annuelles obligatoires) vont être particulièrement difficiles cette année. Il déplore que le gouvernement souhaite revenir sur les allègements de charges dans son budget, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale : «Si le gouvernement revient sur les allègements de charges, c’est l’argent des salariés qui va être pris derrière parce que si le gouvernement baisse de 1,5 milliard les abaissements de charges, c’est 1,5 milliard que les entreprises vont devoir prendre sur les augmentations de salaire.» Il insiste en assurant que «quand le coût du travail augmente c’est les salaires qui augmentent moins» et que «à la fin, malheureusement, ce sont les salariés qui vont payer».