Quand il s'agit de préparer leur succession, les Français ne pensent qu'à un produit d'épargne : l'assurance vie. Pourtant, cette stratégie de transmission peut s'avérer risquée, en particulier à partir d'un certain âge. En effet, ouvrir une assurance vie - ou verser dessus - à un âge avancé avec l'objectif de transmettre un capital à son décès peut être requalifié, au moment de la succession, en «donation déguisée ou indirecte». C'est la raison pour laquelle même s'il n'y a légalement pas d'âge limite pour ouvrir une assurance vie, de nombreux assureurs empêchent les souscriptions à partir de 85 ans.

Une limite dont ne souffre pas un autre produit d'épargne : le contrat de capitalisation. Comme sur une assurance vie, l'épargnant peut y effectuer des versements investis sur les mêmes supports financiers (fonds euros ou unités de compte), avec des retraits également possibles à tout moment. La différence majeure est que le contrat de capitalisation n'est pas nécessairement clôturé au décès du souscripteur, mais peut perdurer au-delà. Enfin, en matière de transmission, «il peut compléter les avantages propres à l'assurance vie et fonctionner en complément de celle-ci», a résumé Marc Boughdad, ingénieur patrimonial chez la MACSF lors d'un atelier presse, ce mardi 8 octobre.

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