
Orléans Métropole propose de racheter quatre marques du groupe Brandt. Le but de cette proposition de reprise, déposée au tribunal de Nanterre jeudi, quelques minutes avant la clôture du dépôt des dossiers, est d’éviter que Brandt ne passe sous contrôle étranger. Selon une information de La Lettre Valloire, Orléans aurait mis 300.000 euros sur la table pour les marques Brandt, Vedette, De Dietrich et Sauter, avec la possibilité d’augmenter l’offre jusqu’à 2 millions d’euros.
Mais le but de la métropole n’est pas d’acquérir une entreprise mais bien de la protéger, ainsi que ses salariés, d’un repreneur étranger qui pourrait délocaliser la production. Elle ne maintiendra donc pas son offre si Brandt, en redressement judiciaire, est finalement repris par un investisseur français avec un projet plus large. C’est d’ailleurs le cas de Stephan Français, de Metaviso-Thomson Comptine. Son offre concerne le site Brandt de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) et il propose de reprendre 350 salariés sur 700.
Plusieurs offres françaises
D’autres propositions de reprises ont été formulées par des repreneurs français, mais pas dans la globalité. Outre le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret), il y a aussi une offre pour un site du Loir-et-Cher. Celle-ci vient de la startup bretonne EverEver, qui produit des lave-vaisselles. Elle propose de reprendre le site de Saint-Ouen, près de Vendôme. Il faudra tout de même attendre quelques semaines, voire mois, pour connaître la décision du tribunal concernant l’avenir de Brandt.


















