
Le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à clarifier la position de l’Etat sur l’avenir de Brandt, placé en liquidation judiciaire. Invité de BFMTV ce lundi 29 décembre, il a toutefois douché les espoirs d’un redémarrage à l’identique du groupe d’électroménager et de ses 700 emplois. «Je ne suis pas là pour vendre du rêve. S’il y a un projet qui redémarre, je ne pense pas qu’il redémarrera avec 700 salariés», a-t-il prévenu.
Pour autant, le ministre a assuré que le gouvernement ne se désengageait pas du dossier. «Je ne laisse pas tomber Brandt», a-t-il affirmé, tout en appelant à la prudence concernant les projets de reprise évoqués ces dernières semaines. Sébastien Martin s’est notamment montré réservé sur l’offre portée par l’homme d’affaires Stephan Français, dirigeant de Thomson Computing, qui s’est positionné pour une reprise partielle du groupe. «Je souhaite la réussite de la reprise de Brandt. Il faut absolument qu’on trouve la ou les bonnes personnes, qui auront la solidité financière pour assurer cette reprise», a-t-il insisté.
Une reprise encore incertaine et étroitement encadrée
Le ministre a rappelé que la procédure suivait désormais un cadre strictement judiciaire. L’entreprise est actuellement administrée par un administrateur judiciaire, chargé de lancer un appel d’offres «dans les premiers jours de janvier». «A la fin, le tribunal statuera», a-t-il expliqué, précisant que le calendrier pourrait être rapide, avec une décision attendue d’ici «fin janvier». L’exécutif se montre également vigilant sur le financement des projets de reprise. Sébastien Martin a souligné la nécessité de disposer de capitaux privés suffisants pour garantir la viabilité industrielle et économique de toute relance.
De son côté, Stephan Français a proposé de reprendre le site d’Orléans, le plus important du groupe, avec l’objectif de sauver environ 150 emplois sur les 700 que comptait Brandt. Son projet prévoit de maintenir une partie de la production de petit et gros électroménager, activité historique de la marque, tout en développant des produits électroniques et informatiques, en lien avec l’activité de Thomson Computing.
L’homme d’affaires évoque un budget global de 25 millions d’euros, précise BFM Business. La mairie d’Orléans a précisé que 9 millions d’euros pourraient provenir de financements publics — Etat, région et métropole — tandis que des discussions sont en cours avec les banques pour compléter le tour de table financier.


















