
Une solution transitoire qui semble convenir à Eric Coquerel. En début de semaine, les députés et les sénateurs ont voté à l’unanimité une loi spéciale permettant à l’Etat de fonctionner et d’assurer les affaires courantes en l’absence de vote du budget pour l’année prochaine. Mais pour le président LFI de la commission des finances de l’Assemblée nationale, elle peut permettre de «tenir quelques mois le temps de trouver un nouveau budget», comme il l’a expliqué ce vendredi 26 décembre, chez nos confrères de France Inter.
Le député de Seine-Saint-Denis affirme que le texte de la loi spéciale «est un budget». «Il est temporaire, pas de soucis. Mais théoriquement, il permet de dupliquer le budget de l’an dernier, en recettes et en dépenses», explique l’élu. Selon lui, l’exécutif tente de «mettre la pression» sur les parlementaires pour qu’ils «aboutissent au plus vite sur un budget» à la reprise des discussions début janvier, sur la base du texte remanié par le Sénat. Eric Coquerel estime que «l’opposition a le droit de dire ‘Non, on ne souhaite pas un mauvais budget pour ce pays».
En cas d’utilisation de l’article 49.3, La France insoumise censurera le gouvernement
Si l’option d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution ne semble pas être envisagée pour le Premier ministre, la pression se fait de plus en plus forte sur Sébastien Lecornu. Selon le locataire de Matignon, le budget est encore votable sans intervention du gouvernement. Le son de cloche est le même du côté du président de la commission des finances de l’Assemblée nationale qui ne croit pas que le futur texte «ne passera pas par le vote». «S’il y a 49.3, nous censurerons tout de suite» le gouvernement, promet Eric Coquerel, «parce que ce serait évidemment une façon de faire passer un budget de la manière la plus scandaleuse qui soit».


















