
Mercredi 16 juillet, à Lognes, en Seine-et-Marne, Bruno Retailleau n’a pas mâché ses mots. «Il ne fait absolument aucun doute que la France est menacée», a-t-il lancé, en parlant de l’endettement du pays, qui a maintenant dépassé le seuil des 3.000 milliards d’euros. Des propos rapportés par BFMTV, au lendemain de la présentation du plan d’économies de 43,8 milliards d’euros pour 2026 par François Bayrou.
Pour Bruno Retailleau, l’urgence est d’«arrêter de vivre au-dessus de nos moyens», mais surtout de rétablir une discipline budgétaire. Une résolution qui passerait, selon lui, par une révision de certaines prestations, comme par exemple celle de l’aide médicale d’État (AME), un dispositif destiné aux personnes étrangères en situation irrégulière.
Une mesure budgétaire sensible
«Ce budget doit être juste, et cela, il doit concerner ceux qui cotisent, mais à plus forte raison ceux qui ne cotisent pas, et à encore plus forte raison ceux qui viennent clandestinement sur notre sol», a-t-il déclaré. Pour y parvenir, le ministre de l'Intérieur propose de restreindre l’accès à l’AME, voire d’instaurer un ticket d’entrée pour en bénéficier.
Bruno Retailleau a aussi déclaré avoir soumis à François Bayrou plusieurs propositions dans ce sens. Parmi elles : relever de 50 à 100 euros le ticket modérateur appliqué aux Français, et aligner les droits de timbre sur la moyenne européenne. Une mesure qui rapporterait, selon lui, environ 160 millions d’euros dans le budget du ministère de l’Intérieur. Pour arriver à son objectif de 43,8 milliards d’économies, le gouvernement prévoit des mesures risquées : suppression de jours fériés, gel des prestations sociales, réduction des effectifs dans la fonction publique… Des annonces qui ont déjà déclenché une levée de boucliers au sein des oppositions.


















