
Sa survie reste dorénavant fragile après le déclenchement de l’article 49.3 sur le budget par Sébastien Lecornu et l’annonce d’une motion de censure dans la foulée. Pourtant, le gouvernement poursuit ses chantiers en cours. Parmi eux, la fameuse allocation de solidarité unifiée (ASU), dernière version en date de l’allocation sociale unique. Le projet, lancé dès la fin de l’année 2024 par Michel Barnier, qui était alors Premier ministre avant que François Bayrou ne reprenne le flambeau, a finalement été relancé par Sébastien Lecornu en décembre dernier.
Invité de franceinfo ce mercredi 21 janvier, Jean-Pierre Farandou a ainsi défendu ce projet dont l’objectif serait l’unification de plusieurs aides sociales à l’instar du RSA, de la prime d’activité ou encore des aides au logement, mais aussi de lutter contre «la pauvreté» en France. «D’abord, l’objectif est d’aider au recours aux droits, parce qu’on va créer un compte social unique qui sera accessible de manière digital», a expliqué le ministre du Travail au sujet de ce vieux serpent de mer politique. Ce compte, dont les contours restent encore à déterminer après la mise en place d’un groupe de travail réunissant l’ensemble des partis politiques, des syndicats, des associations ou des municipalités, sera ainsi disponible sous la forme d’un site «gouv.fr» et doit donc simplifier la vie des Français qui bénéficient légitimement de leurs droits en leur permettant de connaître l’état de ces derniers.
Une allocation qui se veut plus «équitable»
Alors qu’aujourd’hui certaines aides de l’État sont dépendantes d’un statut au détriment d’un revenu, cette allocation voulue par l’exécutif se veut également «plus équitable» pour Jean-Pierre Farandou. «Il y a par exemple pas mal d’aides qui sont liées au statut de chômeur», or «vous avez des chômeurs qui gagnent parfois plus d’argent que des gens qui travaillent», a ainsi pointé du doigt le ministre auprès de nos confrères. Enfin, cette ASU appelle un troisième objectif qui doit permettre une incitation au travail afin d’encourager l’ensemble des Français à le reprendre.
🔴 Vers une allocation sociale unique en France ? ➡️ "Aujourd'hui, les choses ne sont potentiellement pas très équitables, notamment dans le retour au travail […] Vous avez des chômeurs qui parfois gagnent plus d'argent que ceux qui travaillent", dit Jean-Pierre Farandou pic.twitter.com/6ZLeqZUjUr
— franceinfo (@franceinfo) January 21, 2026
Si Jean-Pierre Farandou a fait savoir que les principes de cette réforme passeront dans une loi, le ministre a précisé que le gouvernement se donne trois ans pour mettre à plat l’ensemble du système, qui passera aussi par un «grand projet informatique». «Il faut fusionner toutes les bases. On a donc trois ans devant nous», a-t-il ajouté.


















