En France, un peu plus de 2 millions de personnes sont au chômage. Ceux qui remplissent les conditions fixées par France Travail touchent l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Malgré le versement de cette allocation, les chômeurs peuvent observer une conséquente perte de pouvoir d’achat. Pour compenser cette baisse du niveau de vie, de nombreux dispositifs et tarifs spécifiques sont mis en place à destination des chômeurs.

Des réductions pour les transports en commun

À commencer par les transports en commun. En Île-de-France, les demandeurs d’emploi peuvent circuler gratuitement sur le réseau de la RATP et de la SNCF, à condition de toucher également l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et la complémentaire santé solidaire (CSS) sans participation financière. Une réduction de 50 à 75% peut être appliquée pour les chômeurs titulaires de l’ASS. D’autres villes, comme Lyon, proposent un tarif solidaire réduit de 10,50 euros pour les habitants non imposables du Rhône bénéficiaires de l’ARE.

Par ailleurs, une aide à la mobilité peut être accordée sous conditions aux demandeurs d’emploi inscrits à France Travail. L’organisme prend alors en charge la totalité ou une partie des frais de déplacement mais aussi de repas ou d'hébergement. Cet accompagnement peut être accordé dans le cadre d’un entretien d’embauche, d’une formation ou de la participation à un concours. Notez également que les demandeurs d’emploi qui touchent une allocation chômage peuvent, à ce titre, bénéficier d’une réduction de 25% sur un aller-retour en train une fois par an : il s’agit du billet de congé annuel. L’offre est valable pour les trajets supérieurs à 200 kilomètres sur les lignes TGV, Corail et TER. Il est possible de faire bénéficier son partenaire ainsi que ses enfants à condition qu’ils aient moins de 21 ans.

La carte demandeur d’emploi, indispensable pour bénéficier de prix réduits

Pour faciliter les démarches, les chômeurs peuvent demander à obtenir la carte demandeur d’emploi depuis leur espace personnel sur francetravail.fr. Ce justificatif, qui doit être renouvelé tous les trois mois, permet d’attester de la véracité du statut de demandeur d’emploi, ce qui peut être précieux ! Cela permet notamment aux plus sportifs de bénéficier d’un accès gratuit aux piscines municipales mais aussi de tarifs réduits dans de nombreuses salles de sport.

Côté culture, les demandeurs d’emploi peuvent visiter gratuitement certains monuments comme le château de Versailles ou l’Arc de Triomphe. L’accès est libre dans les musées nationaux comme le Louvre ou le Centre Pompidou à Paris ainsi que le Mucem à Marseille, le musée de Bretagne à Rennes, le musée des Confluences à Lyon, le Palais des Beaux-Arts de Lille ou encore le Centre Pompidou-Metz. Certains jardins et parcs dont l’entrée est payante proposent un prix plus faible pour les personnes au chômage. C’est le cas de la grande serre du Jardin des plantes de Paris ou du Jardin des plantes de Nantes

Plusieurs villes ont mis en place des accès gratuits ou des tarifs réduits pour les chômeurs dans les bibliothèques municipales. Enfin, des entrées à prix réduits sont disponibles dans certains théâtres à Paris et dans le reste de la France, pour les personnes en recherche d’emploi. Sans oublier le cinéma : les salles MK2 proposent par exemple des tarifs réduits pour les chômeurs.