
Sommaire
- Quelles sont les différentes aides à l’emploi pour les entreprises en 2025 ?
- Quelle aide à l’embauche pour l’emploi d’un demandeur d’emploi ?
- Comment bénéficier de réduction des cotisations patronales ?
- Comment obtenir l’aide à l’embauche d’un apprentissage ?
- Quelle aide à l’embauche pour un contrat de professionnalisation ?
- Quelle est l’aide à la première embauche ?
- Quelle aide à l’embauche pour un travailleur handicapé ?
- Quelle est l’aide à l’embauche pour un CDI ?
Quelles sont les différentes aides à l’emploi pour les entreprises en 2025 ?
Il existe une multitude d’aides à l’embauche pour lutter contre le chômage et pousser les entreprises à embaucher. Les conditions d’attribution et les montants de ces aides financières de l’État varient selon le profil de la personne à la recherche d’un emploi :
- demandeur d’emploi ;
- travailleur handicapé ;
- senior ;
- apprenti…
Quelle aide à l’embauche pour l’emploi d’un demandeur d’emploi ?
Le contrat unique d’insertion de France Travail (ex-Pôle emploi)
L’embauche d’un demandeur d’emploi permet de bénéficier d’une aide à l’embauche. Le contrat unique d’insertion (CUI) est une aide qui associe formation et accompagnement du demandeur d’emploi. Elle est versée par l’Agence de Services et de Paiement (ASP).
Contrat initiative emploi et contrat d’accompagnement dans l’emploi
Le contrat unique d’insertion se décline en deux contrats :
- Le contrat initiative emploi (CIE) concerne les employeurs du secteur marchand cotisant au régime d’assurance chômage.
- Le contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) s’adresse aux entreprises du secteur non marchand. Il s’inscrit dans le cadre du Parcours emploi compétences(PEC).
Le montant de l’aide se calcule en fonction d’un pourcentage du Smic par heure travaillée dans la limite de la durée légale hebdomadaire de travail.
Montant de l’aide de l’ASP
L’aide financière est versée mensuellement à l’entreprise. Elle prend en compte une partie du coût du salaire du salarié et une exonération de certaines charges sociales. Voici les montants de l’aide en fonction des contrats :
- de 30 à 80 % du Smic horaire brut en fonction du profil du salarié pour un contrat d’accompagnement dans l’emploi ;
- 47 % maximum du Smic horaire brut pour un contrat initiative emploi.
La préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI)
La POEI permet à l’employeur d’organiser, avant l’embauche, une formation « sur mesure » destinée au futur salarié pour qu’il acquière les compétences manquantes. Cette formation, pouvant durer jusqu’à 400 heures, est financée par l’État (via France Travail) et par l’Opérateur de compétences (Opco). L’employeur reçoit une aide forfaitaire pendant la période de formation.
La préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC)
La POEC s’adresse à un ensemble de demandeurs d’emploi formés simultanément, afin de répondre à des besoins de recrutement identifiés dans un secteur en tension. Financé par l’État, les Régions et les Opco, ce dispositif ne verse pas directement une prime à l’employeur, mais permet à celui-ci d’embaucher des candidats déjà préparés aux compétences attendues.
Parcours emploi compétences (PEC jeunes)
Le Parcours emploi compétences (PEC jeunes) est une déclinaison spécifique du contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), ciblée sur les demandeurs d’emploi de moins de 26 ans (ou 30 ans pour les travailleurs handicapés). Réservé au secteur non marchand (associations, collectivités, établissements publics), il vise à favoriser l’insertion professionnelle.
Il combine une expérience professionnelle encadrée, un accompagnement renforcé et des actions de formation adaptées. Le taux de prise en charge de la rémunération par l’État est plus élevé que dans le CAE classique, pouvant aller jusqu’à 65 % du Smic brut horaire, afin d’inciter les employeurs publics ou associatifs à recruter des jeunes et à leur offrir un parcours qualifiant.
Emplois francs (jusqu’au 31 décembre 2025)
Lorsqu’un employeur embauche en CDI ou en CDD d’au moins six mois un demandeur d’emploi inscrit à France Travail et domicilié dans une zone géographique prioritaire ou un QPV (Quartier Prioritaire de la politique de la Ville), il peut bénéficier d’une prime financière directe :
- Versement d’une aide de 15 000 euros sur trois ans pour un CDI (5 000 euros par an).
- Versement d’une aide de 5 000 euros sur deux ans pour un CDD d’au moins six mois (2 500 euros par an).
L’aide est versée trimestriellement par l’ASP (Agence de services et de paiement) sur la base d’une attestation transmise par l’employeur.
Comment bénéficier de réduction des cotisations patronales ?
Toute entreprise cotisant au régime d’assurance chômage qui recrute un salarié en CDI ou en CDD, peu importe la durée du contrat, peut bénéficier d’une réduction générale de cotisations patronales. Pour cela, l’employeur doit mentionner sur la DSN (Déclaration Sociale Nominative) :
- Le nombre de salariés concernés.
- Le montant des réductions appliquées.
- L’identité, le montant de la rémunération brute mensuelle, le nombre d’heures rémunérées, le coefficient, le montant de la réduction pour chaque salarié.
Pour bénéficier de cette aide, le salaire versé au salarié doit être inférieur à 1,6 fois le SMIC brut. Un simulateur permet de calculer le montant de la réduction accordée.
Comment obtenir l’aide à l’embauche d’un apprentissage ?
Une aide pour les contrats d’apprentissage
Depuis le 1er janvier 2023, les entreprises qui recrutent un jeune en contrat d’apprentissage peuvent bénéficier d’une aide. L’apprenti doit préparer un diplôme ou un titre à finalité professionnelle de niveau inférieur ou égal à sept (master). L’aide est accordée après le dépôt du contrat d’apprentissage auprès de l’Opco, dans les cinq jours suivant le début du contrat.
Conditions pour toucher cette aide au recrutement
L’aide est gérée par l’Agence de services et de paiement (ASP) et versée mensuellement, avant le paiement du salaire de l’apprenti. Si l’entreprise compte plus de 250 salariés, deux conditions supplémentaires sont exigées pour bénéficier de l’aide :
- Atteindre au moins 5% de contrats favorisant l’insertion professionnelle (contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation…) dans l’effectif salarié total annuel, au 31 décembre 2024.
- Atteindre au moins 3 % d’alternants (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) et avoir connu une progression de 10 % d’alternants au 31 décembre 2024.
Décret sur le montant de l’aide pour les contrats d’apprentissage 2025
Jusqu’au 23 février 2025, le montant de l’aide s’élevait à 6 000 euros, versés au titre de la première année du contrat (soit 500 euros par mois). Cette aide était indifférenciée, quel que soit l’effectif de l’entreprise. Le décret d’application a modifié le régime de l’aide à compter du 24 février 2025, jusqu’au 31 décembre 2025 :
- Entreprises de moins de 250 salariés : aide forfaitaire de 5 000 euros pour la première année du contrat d’apprentissage.
- Entreprises de 250 salariés et plus : aide forfaitaire de 2 000 euros, sous réserve de respecter un quota d’alternants dans l’effectif.
- Apprentis en situation de handicap : le montant de l’aide est porté à 6 000 euros, quelle que soit la taille de l’entreprise.
Quelle aide à l’embauche pour un contrat de professionnalisation ?
Contrat de professionnalisation en CDI ou CDD
Toutes les entreprises, à l’exception des particuliers employeurs, de l’État et des collectivités locales, peuvent bénéficier d’une aide à l’embauche. Et ce, lors de la conclusion d’un CDI avec une action de professionnalisation de six à douze mois ou d’un CDD avec une période d’action en professionnalisation de six à douze mois minimum.
Montant de l’aide pour l’emploi d’un jeune en contrat pro
Cette aide est accordée après avoir adressé le contrat de professionnalisation dans les cinq jours de sa conclusion à l’opérateur de compétence. Elle comprend :
- La réduction générale de cotisations patronales ci-dessus évoquée.
- Une aide forfaitaire de 2 000 euros versée par France Travail si le salarié concerné est demandeur d’emploi de 26 ans et plus.
- Une aide exceptionnelle à l’embauche de 6 000 euros pour les moins de 30 ans.
Cette aide, prolongée jusqu’au 31 décembre 2025, vise à soutenir l’insertion des jeunes dans l’emploi durable.
Quelle est l’aide à la première embauche ?
L’ancienne « aide à la première embauche » (créée en 2016 pour les TPE, dite « prime à l’embauche PME ») n’existe plus sous cette forme. Aujourd’hui, il n’y a plus d’aide spécifique et universelle simplement parce qu’une entreprise recrute son tout premier salarié. En revanche, plusieurs dispositifs peuvent jouer ce rôle dans les faits, selon le profil du salarié recruté.
Quelle aide à l’embauche pour un travailleur handicapé ?
L’aide à l’emploi des travailleurs handicapés (AETH)
L’aide à l’emploi des travailleurs handicapés (AETH) est accordée aux employeurs qui embauchent un salarié handicapé. Pour en bénéficier, l’employeur doit justifier de dépenses significatives pour adapter le poste de travail du travailleur handicapé.
La demande d’aide est effectuée en ligne ou par envoi d’un dossier par courrier à l’Agefiph. Le montant de l’aide à l’embauche est un forfait de 6 534 euros ou majoré à 13 008,60 euros.
Aide à l’accueil, à l’intégration et à l’évolution professionnelle (AIEP)
L’AIEP vise à faciliter l’embauche et le maintien en poste des travailleurs handicapés, en soutenant financièrement l’employeur dans les démarches d’accueil et d’accompagnement (mise en place d’un tutorat, organisation d’un suivi spécifique ou aménagements liés à l’intégration). Le montant de cette aide peut atteindre 3 150 euros.
Aide à l’adaptation des situations de travail
Cette aide est destinée à financer l’acquisition ou l’aménagement de matérielsnécessaires à l’autonomie et au confort du salarié en situation de handicap. Elle peut concerner l’installation d’un poste informatique adapté, l’achat d’un fauteuil ergonomique… Son objectif est de compenser les conséquences du handicap sur le poste de travail.
Aide à la recherche de solutions pour le maintien dans l’emploi
Lorsqu’un salarié rencontre des difficultés liées à son handicap qui mettent en péril la poursuite de son contrat de travail, l’employeur peut mobiliser cette aide. Elle finance des prestations de diagnostic et d’ingénierie de solutions techniques ou organisationnelles, menées par des experts, afin d’identifier et de mettre en place les ajustements nécessaires.
Aide à la formation dans le cadre du maintien de l’emploi
Cette aide soutient l’accès à la formation professionnelle continue pour les salariés handicapés qui doivent adapter leurs compétences en raison de l’évolution de leur état de santé ou de leur poste de travail. Elle permet de financer des actions de formation ciblées, afin de sécuriser le parcours professionnel du salarié et de lui offrir de nouvelles perspectives.
Quelle est l’aide à l’embauche pour un CDI ?
Aide à l’embauche des seniors : un CDI à venir
Le gouvernement prévoit un dispositif d’aide à l’embauche des seniors en CDI. L’objectif est de favoriser le retour à l’emploi durable des demandeurs d’emploi âgés de 55 ans et plus, touchés par le chômage de longue durée. Les modalités doivent être fixées par décret, mais l’aide devrait prendre la forme d’une prime mensuelle versée les premiers mois du contrat.
L’aide à l’embauche en contrat de professionnalisation de France Travail
L’employeur qui recrute un demandeur d’emploi âgé de 45 ans ou plus en contrat de professionnalisation peut bénéficier d’une aide forfaitaire versée par France Travail. Elle s’ajoute à une exonération de cotisations patronales (assurances sociales et allocations familiales) pour les contrats conclus avec des publics prioritaires (jeunes, seniors, demandeurs d’emploi…).


















