«Hier soir, la fête de la musique m’a donné un sacré coup de vieux. Mon père appelle ça de la musique de singes !» Ce sont les premiers mots d’un post laissé par Oleksandra Poliakov, consultante en transformation des dirigeants, sur son compte LinkedIn. Labellisée «Top Voice» par le réseau professionnel, Caroline Mignaux a commencé l’un de ses messages de l’été par : «J’ai des troubles de l’attention et ça gâche (beaucoup) mes relations. Normal. C'est tellement vexant : je remise les prénoms […] ; je n’ai aucune mémoire…» Cadre de santé à l’Institut Curie, Céleste Seara parle depuis deux ans de son combat contre le cancer, qui s’incruste et se complique. Mais elle affiche toujours une indéfectible énergie et un sourire qui lui barre le visage – comme pour mieux repousser la maladie.

Ces trois témoignages illustrent le virage amorcé par LinkedIn depuis une petite année. Sur le réseau professionnel, les posts ont tendance à devenir toujours plus personnels, voire intimes. Le sujet est loin d’être anecdotique : créée en 2002 en Californie, implantée en France six ans plus tard, cette plateforme compte dans l’Hexagone plus de 26 millions de membres en 2023, dont 13 millions sont actifs. Des chiffres à mettre en balance avec les 30 millions d’actifs que compte la France. Quelque 500 000 entreprises ont aujourd’hui une page sur ce réseau social devenu incontournable. Alors faut-il la jouer perso pour développer son audience sur LinkedIn ?

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