«C’est vraiment dur à encaisser», soupire Maëlys*. A 37 ans, cette maman d’un petit garçon de 7 ans s’est résolue à faire une demande d’invalidité, plus de trois ans après avoir développé des symptômes persistants du Covid-19. Chargée de communication dans la fonction publique à Calais, elle n’a pas revu ses collègues depuis des lustres, incapable physiquement de «tenir la cadence»… Conséquence, elle arrive en fin de droits aux indemnités journalières auprès de l’assurance-maladie. La douche froide est tombée fin septembre, lorsqu’elle découvre un courrier dans sa boîte aux lettres, l’informant de la fin de l’indemnisation de son arrêt de travail à compter du 13 octobre. Une décision qui intervient après qu’elle a été prise en charge pendant trois ans au titre d’une affection longue durée (ALD) pour son Covid long.

Pour éviter que Maëlys ne perde une partie - substantielle - de ses revenus, son docteur a entamé une demande d’invalidité et se dit plutôt confiant pour que le médecin-conseil de la Caisse primaire de l’Assurance maladie (CPAM) la valide, compte tenu du parcours de sa patiente depuis le début de son Covid long. Mais si l’invalidité lui est accordée, quelle qu’en soit la catégorie, l’employeur de Maëlys lui a déjà notifié qu’aucune proposition de reclassement ne lui sera faite. «Ce sera un licenciement, lâche-t-elle des sanglots dans la voix. Je n’ai même pas eu le temps de faire mes cartons, je suis partie du travail sans savoir que je ne reviendrai sans doute jamais».

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