Afin de lutter contre l’absentéisme de ses agents, la Région va ajouter 6 jours de carence dès 2026, sur la part principale du régime indemnitaire. La mesure a été votée le vendredi 19 décembre dernier, suscitant de vives critiques de l’opposition écologiste, la décrivant comme une approche punitive qui néglige le bien-être des agents.

Mais cela en était trop pour le président LR de la Région Auvergne Rhône-Alpes, le successeur de Laurent Wauquiez, Fabrice Pannekoucke. «Il y a de l’absentéisme de convenance», a-t-il commenté face au fort taux d’absences. Ce dernier atteint 9,9%, soit 700 personnes qui n’occupent pas leur poste tous les jours. «Est-ce que c’est acceptable ? Non. Et ça l’est d’autant moins que nous savons que toutes ces absences ne sont pas liées à de longues maladies ou à de vraies souffrances. Il y a de l’absentéisme de convenance», a-t-il ajouté.

Passage de trois à six jours de carence

Cet absentéisme récurrent a porté à 160 000 heures de travail, le temps perdu par an. Pour contrer cela, cette nouvelle mesure va, espère le président, «faire réfléchir les agents qui sont parfois tentés d’être absents le lundi matin ou le vendredi après-midi ».

Précédemment, le délai de carence pour les fonctionnaires de la Région Auvergne Rhône-Alpes était de trois jours. Concrètement, le salaire de base ne sera pas touché, mais ce sont les primes et les indemnités qui seront versées après six jours de carence et non plus trois non rémunérés.