Quand il s'agit de coucher ses dernières volontés, on pense tout de suite à un document : le testament. Pourtant, pour préparer leur succession, les Français y ont de moins en moins recours. C'est ce dont témoigne le dernier Observatoire des solidarités intergénérationnelles mené par l'association d'épargnants Asac-Fapes avec l’Ifop, et dévoilé ce jeudi 15 mai. Selon cette étude, le testament perd progressivement du terrain dans les pratiques successorales : seuls 32% des Français interrogés déclarent l’avoir rédigé ou avoir intention de le faire prochainement, soit une baisse de 5 points par rapport à 2024. Et ce alors que plus de 7 Français sur 10 (71%) déclarent avoir l'intention de léguer un héritage.

Paradoxal ? Pas tant que cela, car les Français l’ont bien compris : cette transmission peut s'opérer par d'autres moyens que le testament, et notamment via un produit d'épargne comme l'assurance vie, qui reste l'instrument privilégié par une majorité de sondés (53%), loin devant d'autres solutions, comme les livrets bancaires (20%), l'immobilier (18%), la Bourse (5%)... En effet, outre la possibilité d'épargner et de faire fructifier ses économies tout au long de sa vie, l'assurance vie permet, via sa clause bénéficiaire, de désigner la ou les personnes de son choix qui hériteront du capital à son décès. Ceci avec deux avantages majeurs : pouvoir choisir son ou ses bénéficiaires hors du cercle familial, et avec une fiscalité allégée sur le capital transmis.

Le capital d'une assurance vie est transmis hors succession

Pour rappel, le testament permet d’organiser le partage de ses biens de son vivant, mais le patrimoine distribué est alors soumis aux droits de succession, qui sont fonction du lien de parenté avec le défunt. Ce lien de parenté détermine l'abattement auquel les héritiers ont droit. Ce n'est qu'au-delà de cet abattement que les droits de succession s'appliquent. Le conjoint survivant ou partenaire de Pacs est totalement exonéré de droits de succession, et pour un enfant, un père ou une mère, l'abattement maximum est de 100 000 euros, s'il n'a pas été utilisé dans le cadre d’une donation au cours des 15 années précédant le décès.

Avec une assurance vie, qui se transmet hors succession, le conjoint reste toujours exonéré de toute fiscalité. Mais pour tous les autres bénéficiaires potentiels (enfants, frères, sœurs, neveux et nièces, tiers…), la fiscalité est plus avantageuse que dans le cadre d'une succession puisque les versements effectués par le souscripteur avant ses 70 ans profitent d'un abattement de 152 500 euros qui s'applique pour chaque bénéficiaire désigné. Notre chroniqueur Gilles Belloir, directeur général de Placement-direct.fr prend l'exemple d'un couple ayant chacun souscrit son propre contrat d’assurance vie : «Si chaque parent désigne par exemple les trois enfants comme bénéficiaires à parts égales, ils pourront leur transmettre jusqu’à 915 000 euros en toute franchise d’impôt. Un sacré avantage !»

Après 70 ans, cet avantage fiscal diminue, car c'est alors un abattement de 30 500 euros qui s'applique pour l’ensemble des bénéficiaires. Un inconvénient qui peut être compensé par l'exonération de la fiscalité sur les intérêts et gains du contrat. Imaginons que vous souhaitiez investir une somme de 80 000 euros à l’âge de 70 ans. A votre décès, votre contrat d’assurance vie est valorisé 140 000 euros. Mais pour vos bénéficiaires, la fiscalité ne s'appliquera que sur 49 500 euros (80 000 euros – l'abattement de 30 500 euros), soit sur presque trois fois moins que votre capital total. Autrement dit, quel que soit votre âge, l'assurance vie reste imbattable pour gratifier vos héritiers, au sein de votre cercle familial comme en dehors.

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