2026 devrait être une année faste pour l'épargne. Mais avant de nous tourner vers l’avenir, jetons un coup d'œil dans le rétroviseur ! Les fonds euros de l'assurance-vie ont connu une réelle dynamique. Alors qu'ils étaient tombés en moyenne à 1,3% en 2020, les fonds euros rapportent désormais près du double, atteignant 2,6% en 2024. Aussi, de plus en plus de Français ont déplacé l'argent de leur Livret A vers leur assurance-vie.

Il y a un autre produit d'épargne réglementée qui devrait connaître une fuite de son encours vers l'assurance-vie : le Plan épargne logement (PEL). En effet, à partir de mars 2026 et jusqu'en 2030, quelque 3,2 millions de PEL devront être clôturés car ils arriveront au bout de leurs 15 ans de durée de vie.

Livret A : le désamour français

À l’inverse, le Livret A n’a pas le vent en poupe. Les épargnants possédaient 438,9 milliards d'euros sur leur livret A en novembre, soit 800 millions d'euros de moins qu'en octobre, selon les chiffres publiés mardi 23 décembre par la Caisse des Dépôts (CDC).

Mais les taux d'intérêt des livrets réglementés ont baissé au cours de l'année écoulée, du fait d'une moindre inflation qui fait partie de la formule de calcul. En janvier, les livrets A et les LDDS proposaient un taux d'intérêt de 3%, taux abaissé en février à 2,4% puis à 1,7% à partir d'août. Ce taux pourrait encore baisser à 1,5% voire 1,4% en février 2026, toujours à cause du ralentissement de l'inflation, bien que Bercy aura le dernier mot et la possibilité d'accorder un coup de pouce au taux finalement appliqué.