
Un nouveau visage pour succéder à Jean Castex. Emmanuel Macron a jeté son dévolu sur Xavier Piechaczyk. Le président de la République a proposé ce nom pour prendre la tête de la RATP. En effet, nommé à la tête de la SNCF, l’ancien Premier ministre avait laissé son fauteuil vide depuis son départ le 2 novembre 2025. Jean Bassères assurait l’intérim. C’est donc l’homme de 56 ans qui pourrait prendre sa place. Jusqu’ici il était président de RTE.
Avant de prendre la tête du gestionnaire du réseau de transport d'électricité en France en 2020, il en avait été le directeur adjoint pendant quatre ans, rappelle Le Télégramme, mercredi 18 décembre. Xavier Piechaczyk a donc eu maille à partir avec la crise énergétique. L’Hexagone avait dû se résoudre à importer de l'électricité pour la première fois depuis 42 ans pour pallier le manque entraîné par des problèmes de corrosion touchant plusieurs réacteurs nucléaires.
Des tensions avec la CGT
Xavier Piechaczyk est diplômé de l’ENTPE, l’École nationale des travaux publics de l’État. Il a également passé un master à l’École nationale des ponts et chaussées et un doctorat à l’IEP de Grenoble. Fort de ces diplômes, il entame une carrière dans les cabinets ministériels avant de devenir conseiller auprès de Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre de François Hollande. Dans la foulée, il rejoint l’équipe du président de la République. C’est alors qu’il se rapproche du secrétaire général adjoint de l'Élysée, un certain Emmanuel Macron.
Les deux hommes restent proches dans le temps. Lorsqu’à l'automne, le président de la République avait dû soumettre un nom pour prendre la direction de la SNCF, il avait pensé en premier lieu à Xavier Piechaczyk. Toutefois, il avait finalement choisi de porter le nom de Jean Castex en raison des différends du patron de RTE avec la CGT. À l’été 2022, la téléconduite de 25 postes électriques des Hauts-de-France avait été arrêtée. Quatre salariés de RTE avaient été entendus par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avant d’être jugés et condamnés à payer des amendes. Ils ont enfin été licenciés. De quoi tendre les relations entre le syndicat et la direction.


















