
Tous les voyants sont au vert pour Richemont. Le groupe de luxe suisse, propriétaire de la maison Cartier, a publié ce jeudi 15 janvier un chiffre d'affaires trimestriel meilleur qu'attendu, en hausse de 4% à 6,4 milliards d'euros, porté par la joaillerie durant les fêtes de fin d'année. Hors effets de change, les ventes se sont accrues de 11% durant son troisième trimestre décalé (entre octobre et décembre), soutenues par une croissance à deux chiffres sur le continent américain, le Japon, ainsi que le Moyen-Orient et l'Afrique, mais aussi par des ventes bien meilleures qu'attendu dans l'horlogerie.
Malgré une base de comparaison élevée, les ventes se sont encore accrues de 14% à taux de change constants sur le continent américain et augmenté de 8% en Europe, sous l'effet à la fois de la demande locale et des dépenses des touristes, en particulier en provenance d'Amérique du Nord et du Moyen-Orient. Elles ont également grimpé de 20% au Moyen-Orient et de 17% au Japon, a ajouté le groupe genevois dans un communiqué.
Hermès en profite, pas LVMH ni Kering
L'Asie-Pacifique (hors Japon) a enregistré une hausse des ventes de 6% au troisième trimestre. Elles ont progressé de 2% en Chine, Hong-Kong et Macao, principalement sous l'effet d'une «solide activité à Hong Kong», a détaillé le groupe suisse. Le chiffre d'affaires dans la joaillerie a atteint 4,8 milliards d'euros, en hausse de 14% hors effets de change, et 872 millions d'euros dans l'horlogerie, en hausse de 7%.
Les analystes interrogés par l'agence suisse AWP tablaient en moyenne sur 6,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont milliards 4,69 milliard dans la joaillerie et 792 millions dans l’horlogerie. Dans le même temps, les autres géants du luxe étaient plutôt volatils en bourse, Hermès profitant de cet élan à Paris en prenant 0,89% à 2 260,00 euros. En revanche, dynamique inverse pour Kering (-2,04% à 304,90 euros) et LVMH (-1,21% à 630,10 euros), malgré de premiers échanges dans le vert.



















