
La Bourse de Paris évolue en terrain négatif lundi, sans sombrer pour autant face à la chute des cours des métaux précieux à l'oeuvre depuis vendredi après la proposition par Donald Trump de nommer Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed). L'indice vedette CAC 40 reculait de 0,16% vers 10h, à 8.113,18 points, dans une séance boursière surtout marquée par la chute des métaux précieux.
«La chute des cours de l'or et de l'argent capte le plus l'attention, car depuis plusieurs mois, la hausse de ces deux métaux a été spectaculaire et elle a attiré de nombreux investisseurs et spéculateurs», explique Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France. «En seulement trois jours, l'or a chuté de près de 20% et le mouvement est encore plus violent pour l'argent qui chute de 40% depuis les sommets historiques atteints jeudi dernier», a-t-il poursuivi. Lundi, l'argent s'enfonçait de plus de 8% vers 10H00 et l'or de plus de 5%. «C'est le débouclage très rapide des positions spéculatives, qu'il soit volontaire ou subi, qui entraîne cette violence dans les mouvements», explique l’analyste.
L’annonce de l’arrivée de Kevin Warsh à la tête de la Fed a provoqué un effondrement de l'or, la Bourse vigilante
Si la volatilité des cours des métaux précieux «a commencé à augmenter dès jeudi, le catalyseur clair de la vente massive de vendredi semble avoir été l'annonce que Kevin Warsh avait obtenu la préférence de Donald Trump pour présider la banque centrale américaine»(Fed), retrace un économiste de Deutsche Bank. Ce choix, qui doit être confirmé par le Sénat, a apaisé les craintes d'une perte d'indépendance de la Fed, alors que le président américain a multiplié ces derniers mois les pressions sur Jerome Powell, l'actuel président de la Fed.
La gouvernance d'Eramet inquiète. Le groupe minier français chutait de 8,40% à 67,60 euros après avoir annoncé dimanche que son conseil d'administration avait mis un terme avec effet immédiat au mandat du directeur général Paulo Castellari, en fonction depuis mai 2025, pour «divergences avec ce dernier sur les modes de fonctionnement». Quant aux actions de Capgemini, elles échappent à la polémique Le géant français de l'informatique a annoncé dimanche vendre sa filiale travaillant pour la police américaine de l'immigration, l'ICE, après le tumulte provoqué par la révélation d'un contrat fournissant un outil d'identification et de localisation de personnes étrangères. Son action prenait 1,49%, à 133,15 euros.
















