
En Bourse, les indices actions américains (Nasdaq, S&P 500…), le Dow Jones en tête, s’exhibent «façon oxymore : stratosphériques, hystériques, mais prêts à plonger sans filet si l’économie décide de claquer la porte», alerte James D. Touati (dit le Loup de Zurich), consultant, formateur, trader et président-fondateur de The Nest, interrogé par Capital. Wall Street se gave d'intelligence artificielle (IA) et d’espoirs sur la technologie, «tout le monde fait le paon, mais à la moindre reprise de la respiration, ça caille sec dans les couloirs», met en garde le financier zurichois.
Les investisseurs en actions assistent à une série de records à la Bourse des Etats-Unis, le Dow Jones s’est même hissé à 46 726 points en séance mardi dernier, mais «directement après, ça vend la mèche !», dénonce le consultant, qui fait référence au chandelier japonais (méthode de représentation des cours de Bourse la plus populaire au sein de la communauté financière et mettant en évidence les points haut et bas de la journée et les niveaux d'ouverture et de clôture de la journée) de la séance de Bourse du 23 septembre.
Dow Jones, Nasdaq, S&P 500… La Bourse des Etats-Unis, très chère, cumule tous les ingrédients d’un krach à venir sur les actions !
Quand c’est trop évident, c’est évidemment faux. Le marché actions, lui, transpire à grosses gouttes à chaque annonce économique : PCE, emploi, CPI (chiffres de l’emploi et de l’inflation, très surveillés par la Fed, la Banque centrale des Etats-Unis, pour prendre ses décisions sur les taux d’intérêt directeurs). «On attend la surprise du chef, mais ça pourrait vite sentir le sapin. Depuis l’extinction en avril made in Trump (qui avait alors annoncé des droits de douane massifs et fait plonger le Dow Jones et les autres indices actions de la planète), personne n’a oublié que le krach en Bourse n’est jamais vraiment loin dans le rétro…», avertit le Loup de Zurich
Record sur record sur les marchés actions, mais la nervosité n’a jamais été aussi palpable, genre ambiance “c’est vendredi, on fait semblant de s’amuser”. On «cumule tous les ingrédients d’un bon vieux scénario carnage en Bourse : niveaux de valorisation lunaires sur les actions américaines, arbitrage de la dette en mode all-in, tout le monde buy the dip (achète à chaque creux sur la Bourse) pendant que la Fed souffle le chaud et le froid (et sur le gâteau, les économistes jouent les apprentis sorciers)», met en garde le consultant.
L’inflation et l’emploi américain surveillés de très près par la Fed et la Bourse, choc en vue sur les actions ?
Si le PCE (indice des prix des dépenses de consommation personnelles, une jauge clé du rythme d’inflation, très suivie de la Fed et des investisseurs en actions) grimpe, adieu veau, vache, cochon… En effet, dans ce cas de figure défavorable, la Fed devra montrer les dents, «les gros porteurs finiront en short, et le marché actions aura l’air plus cabossé qu’une rixe de comptoir chez Rocky Balboa. Le truc, c’est que si le PCE se réveille et que la Fed décide de jouer à “qui aura le plus gros bazooka”, il y aura un retour de la vraie volatilité sur les marchés actions», avertit le Loup de Zurich. Il ne faudra pas s’étonner de voir les mastodontes tech et IA «plonger avec tout l’attirail, l’effet de levier leur fera voir du pays façon yoyo», met en garde le consultant. On a déjà vu le film, c’était avril, c’était sec, c’était brutal, et ce n’était pas une page qu’on veut relire tous les matins.
Bref, un krach ultra-violent est-il en fin de gestation sur les actions américaines ? A force de jouer les illusionnistes, Wall Street nous la prépare en douce… Croire que ça ne peut que monter, c’est le meilleur moyen de plonger. Trop d’optimistes, trop de positions en mode “ça tiendra”, et «quand vient l’heure, la Bourse plonge sans prévenir. Ce qui monte en ligne droite... finit à genoux. C’est le mot de la fin», conclut le financier suisse. Et ça, même le loup de Zurich - ou le Morningbull - ne dira pas le contraire : aujourd’hui la moindre secousse économique fait l’effet d’un uppercut, et personne ne sait qui restera debout sur le ring…
Les lecteurs de Momentum, la lettre d’investissement premium quotidienne de Capital sur la Bourse, avaient été prévenus à temps en mars dernier du risque de plongeon du Dow Jones et du CAC 40, qui s’est malheureusement concrétisé de belle manière. Un plongeon que nos lecteurs ont toutefois largement pu mettre à profit pour acheter à un excellent timing, notre équipe ayant émis une recommandation d’achat à proximité du plancher annuel sur le Dow Jones, le Nasdaq et le S&P 500. En optant pour un abonnement annuel, 5 mois sont offerts. Et profitez des derniers jours des French Days, avec une réduction exceptionnelle supplémentaire de 30% à cette occasion ! Pour en bénéficier, il suffit de cliquer sur le lien ci-après.




















