Pouvoir d’achat, emplois, croissance… autant de sujets qui tiennent à cœur de nombreux électeurs. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, un sondage met en avant le fait que certains voudraient voir un patron arriver à l’Élysée, après le départ d’Emmanuel Macron. Selon l’étude réalisée par OpinionWay pour la Fondapol et le Cercle des entrepreneurs engagés dans La Tribune dimanche, le 1er février, 58% des personnes interrogées estiment qu’un entrepreneur ferait «un bon président de la République».

Il faut dire qu’ils sont 74% à penser que «les entrepreneurs sont les plus capables de créer la croissance et l’emploi» et 75% que les entreprises françaises «sont davantage taxées qu’ailleurs en Europe». Pourtant, selon les données de Tax Foundation, les entreprises françaises sont taxées en 2026 à environ 26%, moins qu’à Malte (35%) ou qu’en Allemagne (environ 30%), mais plus qu’en Estonie (24%) ou qu’en Autriche (23%). La confiance des personnes interrogées va d’ailleurs de pair avec la défiance envers les gouvernements successifs. Elles sont 69% à penser qu’ils «ne comprennent pas les réalités auxquelles les entrepreneurs sont confrontés».

Les patrons deviennent-ils des politiques ?

Ces dernières années, les entrepreneurs ont été sollicités dans le débat public. C’est le cas de Michel-Edouard Leclerc, régulièrement invité dans les médias pour parler du choc inflationniste de 2022. Il y a aussi le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi. On peut également parler de la place importante prise par le Medef, principal syndicat patronal en France. Celui-ci est régulièrement reçu par le Premier ministre pour consultation, ainsi que dans les médias pour parler, notamment, du budget.