
Allez-vous devoir revoir vos plans le mois prochain ? C’est en tout cas la tendance si vous aviez prévu de rentrer chez vous à l’occasion des vacances d’avril puisque le syndicat Sud Rail a déposé un préavis de grève pendant les week-ends sur la période du 17 avril au 2 juin et ce, sur une demande des contrôleurs et de leur collectif national, rapporte Le Parisien. Affirmant que la direction de la SNCF ne répond pas à leurs revendications, Olivier, un des responsables du collectif, assure à nos confrères vouloir «taper fort, là où cela peut faire mal».
Si la SNCF Voyageurs explique que «tous les préavis ne conduisent pas à des conséquences» pour les voyageurs, les contrôleurs menacent de viser une partie des week-ends des vacances de printemps ainsi que tous les ponts du mois de mai, souvent utiles pour passer des week-ends prolongés chez soi. S’ils venaient à se mobiliser fortement, ils pourraient faire dérailler le plan de transport de la SNCF et donc les congés des Français.
SUD Rail réclame notamment un «respect des horaires collectifs du travail»
«Nous ne souhaitons évidemment pas en arriver là, nous ne sommes pas là pour embêter les clients. Mais notre direction ne bouge que si nous instaurons un bras de fer», déplore Olivier. Le collectif national des contrôleurs souhaite avant tout une évolution des rémunérations mais en 2022, la direction de la SNCF avait créé de nouveaux échelons salariaux pour contenter leurs exigences mais ces derniers restent difficilement atteignables. SUD Rail réclame également une hausse de «100 euros mensuels minimum» de la prime de travail.
Le syndicat demande aussi un «respect des horaires collectifs du travail» alors que les travailleurs déclarent que leurs plannings sont revus «quasiment du jour au lendemain» par la SNCF alors qu’ils sont censés les recevoir tous les trois mois. Or, de nouveaux logiciels perturberaient ces habitudes. «En février, un collègue sur l’axe Sud-Est devait commencer à 17 heures, il a appris la veille qu’en fait, il prenait son service à 5h30», reconnaît Olivier. «Nous avons une vie à côté du travail, or là on ne peut pas s’organiser», ajoute-t-il.

















