Lio et l’argent, c’est loin d’être un tabou. A 63 ans, l’interprète de «Banana Split», de «La Bamba» ou encore de «Les Brunes comptent pas pour des prunes» a une partie de sa carrière derrière elle. Et si elle poursuit sa carrière artistique, c’est avant tout pour continuer à gagner un peu d’argent. D’ailleurs, il y a deux ans, la native de Mangualde au Portugal ne cachait pas ses difficultés alors qu’elle voulait lancer un nouvel album, mais loin des grands labels. Pourtant, même si elle avait commencé les maquettes, elle l’avouait : «Je n'ai pas les sous pour continuer.» Demandant de l’aide aux internautes, elle lançait donc une cagnotte.

Une nouvelle fois, dans les colonnes d’Aufeminin, la chanteuse star des années 1980 a pris la parole sur ce sujet qu’est l’argent. Elle confirme qu’au plus fort de son succès, elle a gagné beaucoup d’argent : «Comme j'ai eu un très gros succès avec mes titres 'Les Brunes comptent pas pour des prunes' et pareil pour 'Banana Split', pour moi, l'argent et le succès c'était forever.» Mais surtout, tout l’argent qu’elle a récolté, elle l’a «dépensé». Et si elle confie aujourd’hui être «restée dans une classe moyenne haute», Lio a fait partie «des privilégiés pendant un temps».

La mère de Lio opposée à la propriété

Regrette-t-elle d’avoir tout dépensé ? De ne pas avoir mis de côté ? De ne pas avoir investi ? En réalité, non, et cela tient à son histoire familiale. «Ma mère ne voulait pas que je sois propriétaire. Pour elle, c'était devenir une sale conne de bourgeoise», explique Lio dans les colonnes d’Aufeminin. Et même quand elle est arrivée en Belgique et qu’on lui a conseillé d’investir dans l’immobilier, sa mère l’a freinée : «Ma mère a fait un scandale. Elle a dit : ‘Vous n'allez pas la rendre propriétaire. A son âge, qu'elle dépense ses sous.’»

Aujourd’hui, elle n’a donc rien à elle. Si elle a bien investi, ce n’était pas pour elle : «Je n'ai rien mis de côté. Moi, aujourd'hui, je n'ai rien, parce que je n'ai rien à mon nom. Il y a bien des maisons que j'ai payées, mais qui ne sont pas à mon nom.» Manque-t-elle d’argent à plus de 60 ans ? «J’ai 60 ans, je suis en découvert autorisé en permanence, parce que j'ai institutionnalisé ça quand les impôts me couraient derrière.»

Elle avoue au passage que, pour éviter le fisc, elle se mettait «10 balles de découvert pour éviter les problèmes». Et même si elle ne dispose pas de «sécurité financière», elle s’en accommode. Elle regrette surtout que ses engagements publics aient nui à ses enfants, notamment tout ce qui était frais d’huissiers et relances administratives, mais également le rapport à l’argent des hommes avec elle : «J'étais Lio et je gagnais souvent beaucoup plus d'argent qu'eux. Et ça, on ne te le pardonne pas. Il y en a très peu qui se sortent de ce dilemme.»