
C'est sur son réseau Truth Social que Donald Trump a officialisé l’annonce, également relayée par Le Parisien : à partir du 1er août, tous les produits issus de l’Union européenne seront soumis à une surtaxe douanière de 30 %. Le Mexique est également visé par cette décision. Jusqu'ici, la plupart des biens européens étaient taxés à hauteur de 10 %, avec des hausses spécifiques de 25 % sur les voitures et de 50 % sur l’acier et l’aluminium. L’UE rejoint ainsi une longue liste de pays destinataires de lettres de Washington détaillant les nouvelles grilles tarifaires (de 20 % à 50 %) imposées dès le mois prochain.
A Bruxelles, la nouvelle n’a pas vraiment surpris. «Voyons ce qui se passe quand nos amis à Washington se réveillent dans quelques heures», avait déjà lâché Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne, ce vendredi 11 juillet. Face à cette offensive commerciale américaine, l’exécutif européen assurait être «prêt». Ces derniers jours, l'UE tentait justement d’aboutir à un accord de principe avec les États-Unis, sans succès à ce stade. Et Donald Trump a prévenu : toute tentative de riposte entraînera une surtaxe additionnelle.
L'offensive douanière de Trump se confirme
Déjà en avril, Donald Trump avait menacé une vingtaine de pays d'imposer une hausse généralisée des droits de douane, allant de 10 % à 50 %, en fonction des déséquilibres commerciaux. Cette politique protectionniste s'inscrit dans une logique bien rodée : «C’est plus facile d’envoyer une lettre disant : "Écoutez, nous savons que nous avons un certain déficit (...) Et voilà ce que vous avez à payer pour faire des affaires aux États-Unis"», a-t-il justifié début juillet. Une méthode qu’il dit avoir testée avec succès sur le Royaume-Uni, la Chine ou le Brésil.


















