C'est parti : le 5 avril marque l'entrée en vigueur des droits de douane imposés par Washington sur une grande partie des produits importés du reste du monde. Ces nouvelles taxes, s’additionnant à celles déjà existantes, sont prévues en deux temps : le 5 avril, avec au moins 10 % additionnels sur tous les produits entrant aux Etats-Unis, et le 9 avril pour les droits majorés visant notamment la Chine (34 %) et l’Union européenne (20 %). Dans l'Union, justement, les réactions des alliés politiques de Donald Trump sont particulièrement scrutées. BFMTV les a recensées.

Soutien affiché de Donald Trump, le dirigeant hongrois d'extrême-droite, Viktor Orban, avait déjà, le 2 avril, laissé le soin à son ministre des Affaires étrangères et du Commerce, Péter Szijjártó, de passer le message : l'UE est seule en faute. Selon Szijjártó, l'Union a en effet «largement échoué» dans la gestion des relations commerciales avec les Etats-Unis : «Malheureusement, force est de constater qu'il a été prouvé une fois de plus qu'à Bruxelles, des personnes incompétentes dirigent les institutions européennes, qui souffrent également d'une très grave Trump-phobie» a publié le ministre hongrois sur X.

Giorgia Meloni fustige une «mauvaise mesure» de Washington

En Italie, Giorgia Meloni, seule dirigeante européenne présente à l'investiture de Donald Trump en janvier, affirme : les droits de douane doivent être «supprimés». Alors que l'Italie consacre environ 10% de ses exportations aux Etats-Unis, Meloni fustige une «mauvaise mesure» de Washington, mais en tempérant : «Nous avons évidemment un problème, mais ce n'est certainement pas la catastrophe évoquée par certains». «Certains», en l'occurrence : ses homologues tentés par la riposte : «Je ne suis pas convaincue que le meilleur choix soit de répondre à des droits de douane par d'autres droits de douane».

Enfin, côté allemand, la leader du parti d'extrême-droite AfD, Alice Weidel, a qualifié les droits de douane de «poison pour le libre-échange». «l'Allemagne et l'Europe doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour les empêcher, a-t-elle estimé sur X, Qu'ils soient justifiés ou non est secondaire - ce qui compte, c'est de montrer aux États-Unis qu'un accord est la meilleure solution pour les deux parties !»