
Vos trajets en transports en commun pourraient coûter plus cher chaque année. Un projet de loi-cadre sur les transports, attendu au Conseil des ministres le 4 février, prévoit une indexation automatique des tarifs sur l’inflation, à compter du 1er janvier de chaque année, selon Le Parisien. Bus, tramways, métros et trains régionaux seraient ainsi concernés, afin d’inciter les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) à ajuster régulièrement leurs tarifs, ce qui n’est pas obligatoire à l’heure actuelle.
Selon le texte du ministère des Transports, l’article 11 prévoit que cette augmentation devienne la norme, offrant aux AOM un outil pour garantir le financement de leurs services face aux besoins croissants en infrastructure et en personnel. La mesure suscite des réactions partagées. Pour la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), ces hausses pourraient peser sur le budget des voyageurs. «La hausse passera peut-être inaperçue pour les usagers occasionnels qui ne se souviendront plus à quel prix ils ont payé leur billet trois mois plus tôt. Mais les abonnés, eux, verront bien la différence», estime François Deletraz, président de la FNAUT, dans les colonnes du Parisien.
Une augmentation limitée mais nécessaire ?
Pour autant, la fédération approuve le principe de l’article 11, soulignant son utilité pour financer un «choc d’offre», nécessaire pour favoriser le report modal de la voiture vers les transports collectifs. «Les augmentations de tarifs au-delà de l’inflation doivent être corrélées à des hausses de l’offre et de la qualité de service, comme c’est le cas en Ile-de-France», insiste toutefois François Deletraz. En Ile-de-France, conformément à l’accord signé avec l’Etat en 2023, les tarifs de 2026 devraient augmenter de l’inflation + 1%, soit 2,3% supplémentaires, ce qui représente environ 2 euros de plus par mois pour un abonnement Navigo annuel.
Le projet de loi précise cependant que les AOM conservent la possibilité de ne pas appliquer cette augmentation, conformément au principe de libre administration des collectivités territoriales. La mesure devra également passer par l’avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE), ainsi que par le processus parlementaire.


















