
Un nouveau mode de calcul qui permettra de «reclasser» des centaines de milliers de logements. Depuis le 1er janvier 2026, le nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE) est entré en vigueur, une promesse de la révision du coefficient de conversion de l’électricité. Jusque-là, ce dernier augmentait le poids de l'électricité par rapport aux autres sources d'énergie (gaz, bois). Désormais, il est abaissé en passant de 2,3 à 1,9 (contre 1 pour les autres sources d’énergie), rapporte BFM TV.
Ainsi, près de 850 000 logements vont sortir du statut de «passoire énergétique», jusqu'alors notés F ou G. Si cette mesure va leur permettre de se réouvrir à la location, elle devrait avoir un impact indéniable sur les prix pour les locataires et les acheteurs. En effet, ils ont tendance à augmenter dès lors que la note d’un bien progresse. Par exemple, en 2024, les appartements cassés G se sont vendus 17 % moins cher par rapport aux D. De même, les maisons se sont vendues 25 % moins cher pour les G que celles classées D, selon le Conseil supérieur du notariat.
D’autres mesures en préparation
Pour rappel, entre 2021 et 2024, une réforme du DPE avait déjà permis de reclasser 400 000 petites surfaces du statut de passoire énergétique. Ainsi, les écarts de prix ont considérablement augmenté depuis cinq ans. Mais d’autres mesures sont actuellement en pourparlers, notamment pour sortir 450 000 logements de ce statut.
Une proposition de loi, portée par la sénatrice de l'UDI Amel Gacquerre vise à «sortir des biens G du DPE, sous engagement de travaux sous trois ans pour une maison et sous cinq ans pour un appartement, en échange de la fourniture d'un contrat de travaux signé avec un artisan», selon nos confrères. Elle a d’ailleurs reçu le soutien du ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, au mois de décembre.



















