
Un objectif qui semble difficile à atteindre. Mardi 16 décembre, l’Agence nationale de l’habitat (Anah, qui distribue les aides à la rénovation des logements) s’est fixé comme objectif de financer les rénovations énergétiques de 120 000 logements en 2026. Un objectif qui dépend tout de même de l’adoption d’un budget avant le 31 décembre. Pour autant, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a annoncé la réouverture du guichet des demandes d’aides pour les rénovations globales pour tous les ménages au 1er janvier. Celui-ci avait été suspendu à cause du trop grand nombre de demandes.
Mais voilà, 83 000 demandes sont encore en attente en cette fin d’année 2025. Seuls 37 000 nouveaux dossiers pourront donc être pris en charge l’année prochaine. «Il va y avoir un bouchon total», assure Jacques Baudrirer, adjoint PCF à Paris, à nos confrères de Sud-Ouest. Il réclame un doublement du budget de l’Anah, alors que la stratégie adoptée jusqu’ici a plutôt été de limiter les règles d’octroi de subventions.
Un budget suffisant ?
Même si le budget alloué à l’Anah en 2026 n’est pas encore fixé, certains estiment qu’il ne sera, de toute façon, pas suffisant. En effet, en plus des 120.000 rénovations d’ampleur, l’agence espère aussi pouvoir aider 150 000 rénovations par geste. La priorité est mise sur le passage à un mode de chauffage décarboné. Mais pour Maxime Ledez, chercheur à l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), le budget était insuffisant en 2025 et ne le sera «probablement pas davantage» en 2026.



















