Faut-il investir dès le début de l’année 2026 ou attendre encore quelques semaines ? La question se pose sur le marché de l’immobilier après deux années de turbulences. Toutefois, en cette fin 2025, les taux ont reflué et la moyenne sur 20 ans était à 3,35%. Comme l’avait calculé Capital, en deux ans, un couple pouvant rembourser 1 500 euros par mois, peut espérer se voir prêter 21 000 euros de plus. Idem pour les mensualités de remboursement : un couple empruntant toujours sur 20 ans (300 000 euros), rembourse aujourd’hui 150 euros de moins par mois.

Ce reflux devrait se poursuivre en 2026, indique le courtier Meilleurtaux. Ainsi, les taux fixes sur 20 ans pourraient se maintenir aux alentours de 3,3 à 3,5%. Un niveau «plus élevé qu’en 2021», concède le courtier, mais finalement «des taux comparables à ceux qu’on connaissait entre 2010 et 2015». Pas de crise en vue, donc. Comment expliquer cette stabilisation ? D’abord, la Banque centrale européenne va maintenir ses taux directeurs eu égard à l’inflation qui est au-dessus de son objectif de 2%.

950 000 ventes prévues dans l’ancien

Il faut également prendre en compte les taux des obligations d’Etat françaises (OAT) à dix ans, note Meilleurtaux, alors qu’ils restent au-dessus de 3,4%. Toutefois, les banques continuent de proposer des prêts aux Français en rognant parfois sur leurs marges, un signe de confiance, note le courtier. D’autant que ces banques cherchent aujourd’hui à attirer les meilleurs profils d’emprunteurs. Si l’on fait les comptes, en 2025, le marché de l’ancien a repris des couleurs avec 920 000 ventes.

D’après Meilleurtaux, ce marché devrait se stabiliser cette année avec un volume de ventes similaire, à hauteur de 950 000 transactions. Une forme de «normalité» puisque ces chiffres s’inscrivent dans la moyenne des dix dernières années. Une bonne nouvelle qu’il faut nuancer, car comme le rappelait il y a quelques jours à Capital la porte-parole de Vousfinancer, «le scénario d’une nouvelle baisse est à écarter, les taux ne vont plus baisser».

Loin donc des 1% à 2% de 2021. D’autant que certains scénarios évoquent des taux pouvant augmenter jusqu’à 3,60%. L’avenir politique et économique du pays, et plus globalement dans le monde, pourraient influer sur ces taux. Une flambée de l’inflation, une autre crise budgétaire ou un choc géopolitique pourraient également tout chambouler.