«La chute des transactions dans l’immobilier ancien est enrayée, pareil pour la baisse des prix !», se réjouit Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), lors de son point de conjoncture trimestriel, ce mercredi 18 juin. Il y a un an, le prix moyen des maisons et appartements anciens en France accusait une chute de plus de 3%, en rythme annuel, conséquence d’une crise immobilière provoquée par la flambée des taux de crédit en 2022 et 2023. Au 1er juin 2025, la baisse des prix sur un an n’est plus que de 0,6%, à 2 953 euros le mètre carré. Une amélioration à mettre sur le compte du rebond de 2,5% du nombre de transactions au cours des 12 derniers mois, à 892 000.

Grâce à des taux de crédit ramenés de 4,21% en moyenne en décembre 2023 à 3,11% actuellement, toutes durées confondues, et que la Fnaim voit se stabiliser à ce niveau dans les prochains mois, «la reprise de l’immobilier ancien est bien ancrée», insiste son président. Il table ainsi sur 940 00 à 950 000 transactions sur l’ensemble de l’année 2025, soit un rebond de l’ordre de 10% par rapport à 2024, contrastant avec la chute de 33% du marché au cours des trois dernières années. Loïc Cantin anticipe ainsi une stabilisation des prix dans les tout prochains mois, et même une remontée d’environ 1% au second semestre.

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Les grandes villes, perdantes de la crise immobilière

Mais «il existe des agglomérations où la baisse des prix n’est pas terminée», nuance-t-il. Il s’agit notamment de «grandes villes, où les prix avaient beaucoup monté avant la crise», rappelle le patron de la Fnaim. C’est notamment le cas de Nantes et de Lyon, où les prix ont respectivement plongé de 13% et de 12% en trois ans. Une correction importante qui doit encore se poursuivre pour que vendeurs et acheteurs trouvent un terrain d’entente. Idem pour les banlieues des 10 plus grandes villes du pays et pour l’Ile-de-France (exception faite de Paris), où les prix ont encore dévissé de l’ordre de 4% au cours des 12 derniers mois, preuve que les vendeurs doivent faire des concessions s’ils veulent mener leurs transactions à bien.

Dans la capitale, en revanche, les prix sont déjà repartis à la hausse (+1,6%) entre juin 2024 et juin 2025. En progression également, les prix dans les stations de ski et les stations balnéaires, de 1,3% pour les premières et de 1% pour les secondes. Ce qui porte leurs augmentations respectives sur trois ans à 7,2% et 2,4% ! «Alors que les grandes villes sont les perdantes de la crise, les stations de ski et les stations balnéaires en sont les gagnantes», résume Loïc Cantin. Il faut dire qu’en montagne et sur le littoral, il s’agit principalement d’acquisitions de résidences secondaires, par des acheteurs qui n’ont pas forcément besoin d’emprunter.