Créer une entreprise en pleine crise sanitaire, est-ce bien raisonnable ? Cette question, Anne-Sophie Guénot, 32 ans, se l’est posée plus d’une fois l’an dernier, après avoir signé au printemps un contrat de franchise avec l’enseigne Mondial Tissus. Cette ancienne cadre dans les services à la personne rêvait depuis longtemps de se mettre à son compte mais sûrement pas dans des conditions aussi acrobatiques. Travaux et aménagement du point de vente à Saint-Brieuc (22), approvisionnement du stock en tissus et produits de mercerie, mise en place des rayons, recrutement du personnel… «Tout s’est finalement passé sans accroc, l’enseigne m’ayant bien soutenue, estime la jeune patronne. Mais, vu mon manque d’expérience, je ne l’aurais pas fait seule.»

Comme Anne-Sophie Guénot, bien des salariés qui songent à devenir entrepreneurs n’osent pas, de peur de partir de zéro. On comprend mieux pourquoi le modèle de partenariat proposé par la franchise séduit autant en France pour se lancer dans le commerce ou les services. En échange d’un droit d’entrée et d’une redevance mensuelle, les salariés reconvertis en petits patrons bénéficient de la notoriété d’une marque déjà établie et de conseils au quotidien. «C’est d’autant plus rassurant dans une période d’incertitude économique comme celle que nous connaissons, souligne Rose Marie Moins, la directrice du développement à la FFF (Fédération française de la franchise).

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement