«Houla, cela risque d’être compliqué.» Début septembre, dans une supérette Franprix de Gennevilliers, près de Paris. Le responsable ne cache pas son scepticisme face au souhait de Capital de rencontrer son employeur. Quelques jours plus tard, la réponse tombe, définitive: «Impossible. Vous savez, il est très occupé.» On n’en doute pas. Le dirigeant en question s’appelle Sellathamby Kirubakaran. A 40 ans à peine, ce businessman d’origine sri-lankaise est déjà à la tête de plus d'une dizaine de magasins similaires en Ile-de-France, sans compter des restaurants et des fast-foods. Chiffre d’affaires? Bénéfices? «C’est l’un de nos partenaires les plus dynamiques dans la région parisienne»,se contente-t-on de confirmer au sein de la franchise Franprix. On n’en saura pas plus.

Deux types de gestion de magasins en France

Pour vivre heureux, vivons caché. L’adage convient bien à ce commerçant francilien. A sa décharge, il n’est pas le seul à avoir boudé nos sollicitations. Crainte des jalousies locales, volonté de ne pas s’exposer en pleine polémique sur l’inflation? Pas simple en tout cas de brosser le portrait d’entrepreneurs ayant réussi dans la distribution alimentaire. Ce n’est pourtant pas cela qui manque. Faut-il le rappeler ? En France, deux types de gestion de magasins cohabitent: des chaînes réunissant des indépendants sous une même enseigne, comme Leclerc, Intermarché et Système U (à eux seuls, ces trois-là trustent presque la moitié du marché), et des groupes gérant leurs propres points de vente, à l’image de Carrefour, Auchan ou Casino.

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