«On va dépenser 9 millions pour payer les vacances des retraités», s’est agacé Pierre Rondeau dans l’émission Estelle Midi sur RMC, le 26 juin dernier. En effet, après une période d’exclusion, les retraités de la fonction publique d’État (civils et militaires) peuvent de nouveau bénéficier des chèques-vacances. La circulaire du 2 août 2023, qui avait supprimé ce droit à partir du 1er octobre 2023, a été annulée par le Conseil d’État le 24 juin 2025.

Cette décision rétablit ainsi le droit immédiat des retraités à accéder aux chèques-vacances, moyen de paiement réservé aux activités de loisirs et de tourisme mis en place par l’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV). Elle tombe ainsi à pic pour que les retraités de la fonction publique puissent profiter de l’été 2025, en les utilisant pour payer leurs hébergements, transports, restaurants, activités culturelles et sportives.

Des «acquis à des inactifs qui ne contribuent plus à la société», selon Pierre Rondeau

Ce droit pour les retraités de la fonction publique n’est pas au goût de tous, notamment de l’économiste Pierre Rondeau, qui s’insurge sur RMC : «On préfère faire payer les actifs précaires pour offrir des acquis inadmissibles aux inactifs». Il poursuit son développement en prenant l’exemple des enseignants actifs, qui ont «78% de cotisations patronales sur leur fiche de paie». «Autrement dit, si on baissait, supprimer toutes ces aides, ces redistributions en faveur des retraités, les professeurs pourraient quasiment doubler leur salaire», ajoute-t-il.

«Pourquoi c’est moi qui vais payer des cotisations pour envoyer les retraités de la fonction publique en vacances», termine Pierre Rondeau sur le plateau de RMC, qui ne comprend donc pas pourquoi des retraités «inactifs qui ne contribuent plus à la société» possèdent autant d’acquis.