
En tant que salarié, vous avez droit à cinq semaines de congés payés (30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés) pour une année complète de travail, sauf si une convention collective prévoit des dispositions plus favorables.
Vous êtes un agent de la fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière ? Vous engrangez des congés annuels selon le même principe. Notez que certains fonctionnaires sont soumis à des règles de calcul particulières, comme les enseignants.
A ces jours de vacances s’ajoutent d’autres jours payés par votre employeur, l’État ou votre collectivité territoriale. Ce sera à vous d’en faire la demande, en apportant les pièces justificatives nécessaires. Il n’est pas question ici d’aborder les jours financés via le versement d’une allocation ou d’une indemnité journalière, à l’instar du futur congé supplémentaire de naissance. Classons ces congés spéciaux en trois catégories.
Pour un événement heureux
Les plus connus sont les jours additionnels qui se déclenchent à certaines occasions heureuses. Vous vous mariez ou vous vous pacsez ? Vous bénéficiez de quatre jours en plus (article L.3142-4 du Code du travail), sans condition d’ancienneté. Comme pour tous les types de congés, un accord collectif ou une convention collective peuvent fixer une durée plus longue. Pour le mariage d’un enfant, un jour est prévu. Vous êtes fonctionnaire ? Une autorisation spéciale d’absence est possible pour ce type d’événements. Contactez votre administration ou votre direction des ressources humaines afin d’en connaître la durée exacte.
Vous venez d’avoir ou d’adopter un enfant ? Un congé dit de naissance de trois jours est à prendre immédiatement par tous les salariés et fonctionnaires. Il se cumule entre autres avec le congé de paternité et d’accueil de l’enfant indemnisé par la Sécurité sociale.
Face aux épreuves de la vie
Dans des moments difficiles, des congés spécifiques existent aussi. A l’annonce du handicap ou d’une pathologie grave chez un enfant, un salarié du secteur privé peut prendre cinq jours ouvrables. En cas de décès d’un membre de la famille, la durée du congé varie selon le lien avec la personne décédée. Avec certaines spécificités dans la fonction publique. Dans le secteur privé, ce congé est de trois jours pour un époux, partenaire de Pacs ou concubin, parent ou beau-parent, frère ou sœur. Et jusqu’à quatorze jours pour le décès d’un enfant âgé de moins de 25 ans, auquel s’ajoute un congé de deuil d’une durée de huit jours.
Lors d’un déménagement
Contrairement aux idées reçues, la loi ne prévoit pas de congé particulier lors du déménagement de sa résidence principale. Vous êtes salarié ? Votre convention collective, un accord d’entreprise ou un usage peuvent vous accorder un à deux jours pour défaire vos cartons.
Idem dans le secteur public, chaque administration fixe ses propres règles en la matière. Cela ne coûte rien de vous renseigner.


















